sog CONQUETES, ÉTABLÏSSEMENS &c. DES FRANÇOISSection C es animaux ont été en grande partie exterminés (a) (*).
VIII. Quelques anciens Géographes ayant parlé dune Isle dans ces Mers,nom.mnJes ruée Cerné , cela engagea vraisemblablement les Portugais de donner à celleIsles de dont nous parlons, le même nom, quoique P/ûre place expressément l’Is-France & le de Cerné ail dix-huitième degré, trente minutes de Latitude Méridiona-le Bour- j e ^ deforte qu’à cet égard ils se font trompés. Ils la découvrirent au com»bon ê c ‘ m encement du seizieme siecle, & suivant leur coutume ordinaire ils y mi-Erreur rent des cochons, des cabrits & des volailles, pour y multiplier, & four-!<mcll,a ?n n j r aux besoins de ceux qui pourroient y relâcher dans la fuite, parce qu’el-%nt les 1° étoit déserte: il y en a qui croyent qu’ils y plantèrent & semèrent auíììPortugais certains fruits de l’Europe & des Indes. Quoi qu’il en sqit,il neparoîtpointem fait la qu’ils l’ayent occupée; & à considérer fétendue de leur Empire, le granddé couver- nombre d’ennemis qu’ils avoient, leur petit nombre, on doit être plus fur-ie ’ pris que les Portugais aven t reconnu & décrit tant de Pays, que de ce qu’ilsn’en ont pas réduit & occupé davantage. Cependant ce qu’ils y firent fitconnoître l’Iíle, & les Hollandois font mise d’aflez bonne heure fur leursCartes, auffi bien qu’une autre nommée Ste. Jpollonie, avec laquelle on Faauffi confondue, & que l’on regarde à-préfent comme imaginaire, les Navi-gateurs modernes n’ayant pu la découvrir Q>) (*).
Dans
(a) Léguai, T. II p. 70-72. (b) Du Bois, Géogr. Mod. p. 818.
(*) On trouve dans le Voyage de Léguât une fort bonne description de cette Isle, ohlui & ses compagnons demeurèrent quelque teins fi), lis partirent de Hollande le 4 deSeptembre 1690, dans le dessein d’aller s’établir dans l’Jsle de Mascaregne, aujourd’huirifle de Bourbon, & qu’ils avoient dessein de nommer Eden, s’ils avoient réussi dansleur dessein ; mais trouvant que les François I’avoient occupée, huit d’entre eux furentmis à terre dans l’isle de Diégo Iiuys, ou Rodrigue , comme ils rappellent ; ils y demeurè-rent deux ans & vingt-un jours; ennuyés enfin de la vie solitaire, ils passerent dans uneBarque qu’ils avoient construite à l’isle Maurice , qui étoit alors entre les mains des Hol-landois. La Description étendue & curieuse qu’ils ont faite de l’isle de Diégo Ruy> peut nousdonner une'idée juste de celle dont nous parlons, avant que les Européens s’y fussentétablis, lorsque les tortues de mer & de terre y abondoient, & que les autres avantagesnaturels n’avoient encore souffert aucune diminution par sabord des Etrangers; car il fautdistinguer les teins où ies différentes Relations que nous avons de cette Isle ont été écri-tes, & l’on ne doit pas conclure à la hâte > comme quelques-uns ont fait, que les ancien-nes Relations font fausses ou exagérées, pareeque les Voyageurs modernes n’ont point vude ces prodigieuses tortues, qui peuvent porter quatre hommes, au-lieu qu’en comparantla description de ces deux Isles telles qu’elles étoient il y a un peu plus de soixante ans,on trouvera qu’il y a beaucoup d’apparence que les anciennes Relations étoient aussi exac-tes & aussi véritables que celles qu’on a publiées depuis (2).
(f) Les trois Isles dont il est parié dans le texte, sont assez bien placées fur la Cartegénérale d’Afrique d e Homlitis, celle dont il s’agit ici est indiquée de cette maniéré y. doSìrne, aliàs Mauritii Insula-, il la met un peu au-delà du vingtième degré de Latitude Mé-ridionale , & au soixante-dix-neuvieme de Longitude. On ne donne point de nom à l’islede Mascaregne sur cette Carte. Dans la Carte d’Afrique de Danckert ,ìm primée à Amster-dam en i6<s 1, on trouve celle qu’on appelle aujourd’hui l’isle de Bourbon, quelques de-grés plus au Sud qu’elle ne doit l’être, fous le nom de J. do Mascarenhas : au Nord-Ouest
est
1 , ^ 2 ). O," P eut consulter les Auteurs cités suivant1 oriue UU ttms qu’ils ont été fui les lieux,
(1) Voyage de Legmt, t. xi. p., 64 , 6;,