DANS LES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Chap. IX. 209
Dans le second voyage que les Hollandois firent aux Indes Orientales Sectionfous l’Amiral jaques Corneille van Neck, ils relâchèrent dans cette Ilîe le VIII.18 Septembre 1598 avec cinq Vaisseaux, & mouillèrent dans un beau Port, Defcrip.qui pouvoit contenir plus de cinquante Vaisseaux. Us trouvèrent le Pays,qui suivant les apparences n’avoit pas été visité de bien des années, rempli France q*de bétail, d’oiseaux, de poisson & de fruits : ils y portèrent leurs malades, de Bour-qui le rétablirent bientôt en parfaite santé, s’étant pourvus de toutes for- bon b c.tes de rafraîchissemens, & ayant donné au Port où ils avoient mouillé lenom de Warwìcks-Haven, en l’honneur de leur Vice-Amiral ; ils continue-landoisrent leur voyage, & marquèrent dans leur Journal que cette Isle est d’u- s’y établis-ne aussi grande commodité pour ceux qui vont aux Indes, que Test l’Ifle^”* ^ Iuide Ste. Hélene pour ceux qui en reviennent (a). Mais bien-que plusieurs kde leurs compatriotes profitassent de cet avis, & qu’ils donnassent à fille Maurice,le nom du Prince Maurice, il se passa néanmoins quarante ans avant qu’ilss’y établissent, & alors ils prévinrent justement les François, qui avoientfait partir un Vaisseau de Dieppe dans le méme dessein ; ils trouvèrent lesHollandois en posseffion de l’Ille, & fort occupés à construire un Fort quicommandât le Port & l’endroit où l’on fait aiguade (b) (*).
Vers
ÇO Voyage de la Compagnie des Indes (/,) Relation de F Cauche , &c p. 1.Orientales, f. II. p. m. 157 & suiv. y
est une autre Iste, nommée Ste. Apollonie, ce qui fait voir que cette Carte, qui est bel-le & bien gravée, n’est pas exacte. Dans la Carte de Madagascar, tirée de Sanuto &publiée par Nicolas Sauf on, il y a deux grandes Isles à qui le nom de Mafcaregne estdonné également, & à leur NordOuëst on voit une Iste nommée Ste. Apolleuie , autre-ment l’iíle 'Maurice. Dans les Cartes de M. F)c Lifle & dans les meilleures Cartes mo-dernes rifle Maurice est placée «mime elle doit rêtre entre fle vingtième & le vingt-unie-me degré de Latitude Méridionale, & entre le soixante-quatorzième & soixante-quin-zième de Longitude; Liste de Mascaregne gît au Sud-Ouest, sans aucune mention deSte. Apollonie.
{*) Ce fut dans la vue de s’établir dans cette Isle que François Cauche de Rouen fitle voyage de Madagascar & des Isles voisines, dont il a donné une ample & curieuseRelation. 11 nous apprend qu’ils arrivèrent Je 25 de Juin 163S â l’Jsle de Diégo Ruys,au vìngt-deuxieme degré de Latitude Méridionale, & à quarante degrés Ksi de Mada-gascar, & qu’ils placereut les armes de France dans cette Isle. De-ià ils allerer.t à Mas-caregne, á deux degrés du Tropique du Capricorne, où ils mirent auíîì i’Ecusson deFran-ce. Au bout de vingt - quatre heures ils se rendirent & mouillèrent à l’Jsle-de Ste.
Apollonie . qui est a un ^ plus prés de ^ Ligne, où ils trouvèrent iesHollandois é-tabhs a un Port qm est au Sud-Eít de l’Jsle, où ils bâtissoient une Forteresse Le lende1113111 11S 3 ànt au bout de i’Jsle opposé , où ils rencontrèrent un Vaisseau Annickde cinq-cens tonneaux, monté de vingt-huit pieces de canon, qui venoit de Eantam& étoit chargé d épiceries; les Anglois leur offrirent de leur aider à chasser les T-Toll *dois, mais ils ne jugèrent pas â-prepos d’accepter la proposition. Ce Vova'mm-T,"'que les Chauveíouris de J’isle Maurice font aussi grosses qùe des Concilies * ’ïï 6ont la tête comme celle d’un Renard, qu’c-lles se suspendent par un crochet-stau bout des ailes aux branches d’un arbre , quand elles veulent dormir on s P ,
11 assure aussi qu’il y a dans ces Mers des Rayes si prodigieuses, qil > Usle seuIe mssi?r>our'trois-cens hommes fi). > une terne uunt pour
(1) Relation de L Cauche, p. I -z.
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Tome VIII.