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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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244 HISTOIRE DE LA COMPAGNIE D’OSTENDESkctiok l’Acte portoit, que les Sujets de ces Provinces ne pourroient en façon quel-?■ , conque négocier, trafiquer ou contracter aux Indes Orientales & Occidenta- 'Ptojetdé' j es9 ni aussi envoyer aucune forte de Navires, fous quelque titre ou pré-Compjgnie texte que ce fût; & au cas qu’ils manquassent à cette clause, Sa Majestédes Indes Catholique se réservoit le droit de punir les délinquans de la façon, la plus«Ostende; r ig OUr euse, par Ja confiscation de leurs effets, & même par la mort (a).oppositions cette restriction étoit certainement mise en faveur des Sujets d'Espagne ,&c ' pour leur conserver tout le bénéfice qu’ils retiroient du Commerce des deuxIndes, & elle obligea les habitans des Pays-Bas à se contenter de leursManufactures, & du Commerce étranger qu’ils pouvoient faire légitimement& en sûreté, non seulement pendant qu’ils furent gouvernés par les Archi-ducs, mais aussi lorsque ces Provinces furent annexées de nouveau à la Cou-ronne d’Efpagne, après la mort de l’Infante Isabelle en 1638 (/-). Maispendant tout ce tems-là ils regardèrent cette condition comme fort dure &onéreuse, dont ils souhaittoient d’étre dégagés, bien-que les sollicitationsqu’ils firent de tems en tems là-dessus à la Cour de Madrid fussent infruc-tueuses, & qu’on rejettât constamment leurs demandes soit par politique,soit par prudence, pour ne pas donner sujet de plainte aux Espagnols ; carceux-ci regardoient cette exclusion comme une des grandes & belles pré-rogatives de leur Monarchie, qui les distinguos dune façon particulière desautres Sujets de Sa Majesté Catholique, qui étoient tous assujettis à lamême Loi (r) (*).

Mouds- Le CardinaJ-Infant ayant eu le Gouvernement de ces Pays, & voulantga-fimcnt ob- g n er l'affection des Peuples, sollicita Philippe IV. lì fortement & avec tanttnmpark persévérance, qu’à la fin il obtint vers fan 164.0 presque ce qu’il sou-w“ 1 ' haittoit, & engagea le Roi à accorder aux habitans des Pays - Bas Autri-'* aK * chiens, de trafiquer dans tous les lieux des indes Orientales qu’avoientcon-quis & que poíTédoient les Portugais. Malheureusement les Portugais se ré-voltèrent contre sEspagne avant qu’on eût eu le tems de profiter de cetteconcession, & alors la Cour de Madrid jugea à-propos de l’annuller, &même de le désavouer, pour ne pas choquer les Portugais, & pour que ce-la ne les empêchât point de rentrer fous l’obéissance de la Couronne de Ca-stille, comme les Espagnols s’en tìattoient alors, ót s en font Battes long-

tems

(a) Corps Diplom. T. V P I p. 57 u (c) rlnt. tìe serrera, Hisi. de las Indias

O) Le Clerc, Hist. des Provinces-rimes, Occident. Dcc. I. L. II. Ch. 4.

T. II p. 148.

(*) Les Habitans des Paps-Bas se plaignirent dans le tems que cette condition é-toit incompatible avec les droits que donnoìt laChartre de la Joyeuse Entrée, qui étoitreconnue comme le fondement de la constitution des Provinces ; ils ne se soumirentmême à l’Archiduc Albert & à l’Infante Isabelle , qu’après qu’ils eurent fait ferment deles maintenir dans tous leurs justes droits, d’où ils concluoient que la défense de navigeraux Indes étoit nulle, parcequ’elle étoit incompatible avec ces droits. C’est ainsi que rai-sonnent les Etats de Rrabanc dans un Mémoire en faveur de la Compagnie á'QJhnde(i)-C’est au Lecteur à décider fi leur raisonnement est concluant ; nous nous contentons surdes matières de cette nature d’exposer les faits, fans prétendre rien décider.

(0 Voy. \exjset Accueil des Actes 5 cc. T. II. sy»s>, v ‘