POUR LES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Ciiap. X.
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CHAPITRE X.
Histoire âe F Etablissement d’une Compagnie des Indes Orienta-les à Ostende par Lettres Fat ente s de Sa Majesté Impé-riale. Fondation , vues £5? progrès de cette Compagnie. Oppo-sition quf font les Fui/J'ances Maritimes £3? autres Frinces<fEurope : ces oppositions causent de T embarras dans les af-faires générales. Suppression de la Compagnie d’Oitende; Ef-forts pour la rétablir ; ils échouent : j a totale extiniìion.
SECTION I.
L
Section
Les Motifs supposés b véritables qui engagent à proposer de faire dans les p r js et lPé ,Pays-Bas Autrichiens le Commerce aux Indes Orientales. Mesures prises tabtír unefur ce sujet par la Cour Impériale: les Sujets des Fuifances Maritimes en Cmpagniefont allarmès ; raisons qu ils font valoir pour empêcher cct Etablissement com - ^osstnde-me contraire aux Traités. . stnjitwm
&c.
A distinction entre Pays-Bas Autrichiens ou Espagnols, & les Provin- - - -
ces-Unies des Pays-Bas, doit son origine à h cession que Sa Majesté LesCatholique , qui étoit Souverain légitime des uns & des autres , fit des p* . g asdix Provinces qui lui étoient restées fideles, à l’Archiduc Albert & à Fin- Autri-fiinte Isabelle , lorsque les sept autres secouèrent le joug, & formerent un chiens ex ..
Etat libre & indépendant. Cette importante cession se fit en 1598 , mais clui llu
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plus d’argent, & souffert de plus grandes pertes pour acquérir la part qu’ils ont à-présent Og'Joé-nu Commerce des Indes, qu’il n’en a fallu pour établir aucun de leurs rivaux Cela n’em- cidenta-pêche point que les encouragemens 'extraordinaires donnés à la Compagnie perpétuelle des i es>
Indes, la vigilance des Ministres dans la surintendance de ses affaires, & plusieurs au-tres circonstances favorables, ont certainement mis ses affaires fur un pied incomparable-ment meilleur que ne l’ont jamais été celles des autres Compagnies de France , & peu-vent raisonnablement lui faire concevoir l’espérance de voir ses retour» augmenter, sesprofits s’accroître, & son crédit &sa puissance s’ctendre dans les Indes. Mais d’autre partelle peut auíîî avoir de justes raisons de craindre. Les maximes & les mesures de ia Courpeuvent changer, & il n’est pas impossible qu’il n’arrive du changement dans les affairespubliques, & l’un & l’autre peut être préjudiciable à la Compagnie. Les liaisons où lesFrançois font entrés avec les Ministres & les Gouverneurs du Grand-Mogol, peuventtourner autant au désavantagé de la Compagnie, qu’elles lui ont été favorables jusqu’ici,s’il n’y a pas une succession d’Officiers prudens & habiles aux Indes : il n’est pas impossi-ble aussi, qu’en cas d’une nouvelle rupture, les affaires de ses voisins ne soient gouver.nées plus sagement, au-moins plus heureusement, que pendant la guerre précédente; &si par quelqu’un de ces côtés la Compagnie effuyoit de grandes pertes, les suites en pour-roient être très-fatales, nonobstant tout ce qu’on a fait pour elle, les étonnans succèsqu’elle a eus, & l’état florissant où elle paroît.
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