37 8 HIST. DE L’EMPIRE OTHOMAN. Liv. XVIII. Ciiap. I.
Origine Soliman Shah fils de Kiya, que d’autres écrivent Kiya Akh Khan , dont lesàes Otho- terres touchoient à Ahlad (*), se vit obligé, pour éviter la fureur des Tar-latn tareS ’ d’abandonner ses Etats, & daller chercher d’autres terres avec sesmien com sujets vers Rûtn (a) ou f Anatolie.
mencmens Heshri, Historien beaucoup plus ancien que Saadi, dit que les Oguztensr—— s’établirent dans le Pays d'Ahlad cent-soixante-dix ans avant Soliman , & que1214 ce fut l an f 11 . l’Hégli-e qu’ils firent fous la conduite de Soliman leur pre-4 ’ miere expédition du côté de f Asie Mineure. Mais les affreux ravages desTartares obligèrent Soliman & fes Compagnons de sortir de ce Pays qui è-' toit entierement désolé ; il revint vers l’Azerbejan ( f), où il mena quelqueHeg. 6:6. teins une vie champêtre & errante; enfin fan 6ió cle l’Hégire,ne trouvantí 9. plus dans ces terres incultes dequoi subsister, il reprit la route du Pays deRûm avec une armée de cinquante-mille hommes, résolu ' de recouvrer sesanciens domaines, mais il se noya ayant voulu passer s Euphrate avec soncheval â la nage (b).
soliman Suivant le Tajo Hawarikh de Saedo'ddin cet accident arriva vis-à-vis duse «ove. Château de Khaybar ou Jabber, & il fut enterré dans un lieu qui porte en*123<í * core le nom de Mazw d'hi Tmk (c). Le Tarikh Othmani rapporte que Sul-tan Aladin , d’extraction Seljucide, s’enfuit du Khorafan dans le Pays deYunan Q), que là il s’empara de la ville de Sevajìe ou Sivas , & y prit letitre de Roi. Dans le même teins Soliman Shah voyant Machan détruit parles Tartares, crut devoir céder à la violence, & se retira à Erzinga (§) ouJrzingan ; de-là il poussa jusquen Romanie ou Rûm , & vint à Amafie ; puischangeant fa marche, il alla à Alep & de-là à Jabber fur les bords de l’Eu-phrate (**), où il campa, & ayant tenté de faire passer ce Fiante à la nageà son cheval, il s’y noya (d).
Les Historiens fixent la date de la retraite de Soliman , après que JenghizKhan eut détruit la ville de Balkh, à eut fait périr Kurzem Shah (ff) aprèssavoir chassé de fes Etats.
Cet-
(d) Cantimir , Prés.p. M. 82, 8J. D'fier- (o) Ibid.
leìot p. 822. CO QintiWr , l. c. p. 76. Annal. Sulta-
(/,) Ibid. no t. p. x.
(*) C’est Ahlat ou lielat dans la Grande Arménie, dont nous avons souvent eu occa-sion de parler. D
(f) C/mthnir dit qu’ Azerbr.ym est ou Sh’rvan OU Bìladuljitmî, au-líeu que ce sont troií
Provinces différentes de la Perse: la premiere est au Nord d’Azerbejan ou /Idhcrbiim- laderniere, que les Perses appellent Kuhestan , fait partie désirait Persienne. L’Auteur faitune autre faute , en disant que l'Azerbe’an est une Province voisiné de la Syrie, tandisque toute la Mésopotamie & le Kurdistan sont entre deux. Ce qu’il y a de pire enco-re , & qui marque peu de connoissance^de la Géographie, c’est qu’il fait du Nil une dcSbornes de l’Europe. Voy. Hifi.Otho’nm. T. 1 . p 4, & les Notes (hj& (i).
(j) Ce n’est ni \a.Caramaine, comme le dit Gautier, ni VJanìe, comme le prétend Caii-timi: , mais lá Grece ou l’Empìre Grec en général.
(§) C’tst une ville fur l'Euphrate au Sud-Ouëst d ' Arzertnn. Cantìmlr suppose fausse*ment que par Erzinga il faut entendre l’ Ezerbejan ou V/ldbcrbijan l’ancienne MéJie-Préface, p. 76.
(’*) Au-dessous de Bir du côté de Rakha.
CtfÁ Ou Karam Shah. Cantimìr fait voir ici qu’il manquoit de lecture; il dit^ ue