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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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HIST, DE LEMPIRE OTIIOMAN. Liv. XVIII. Chap. I. mCette Histoire que Cantimir a tirée des Historiens Turcs, est sujette à Originebien des difficultés. Premierement, ce quon dit que les Etats de Soliman des Otho-sétendoient depuis Mahan dans le Khoraíàn jusquà Ahlad en Arménie, est f la ; ns &contraire à la vérité de lHistoire ; car toute la Perse & une grande partie de micrslZus Arménie obéissoient en ce tems- aux Shahs de Karazm, & avant eux au Xnmcctnem.Seljucides de lIran. II ny a pas auffi dapparence que les Oguziens ayent ja-~mais été maîtres d'Ahlad , bien moins quils Payent été cent-soixante-dix ans .avant le tems de Soliman. supposé quils en ayent été en possession; car \\î c&tm 'nest gueres possible que deux places aussi éloignées lune de lautre que lefont Makhan & Ahlad ayent été si longtems soumises à de petits Princes ,dont tout le domaine se réduisoit presque à ces deux villes, & dont les nomsfont à peine connus aux Historiens de ces Pays. Ajoutez à cela, que cequon dit quil fut forcé dabandonner ses Etats avec les siens, au nombrede cinquante-mille hommes, pour aller chercher de nouvelles terres dansle Rûm, ne saccorde pas avec lidée dun Prince maître de vastes Etats;puisquen ce cas- il auroit été en état de mettre fur pied de plus nom-breuses forces, & de faire tête aux Mogols, au-lieu de senfuir fanscoup férir.

En second lieu, ce quon raconte que Sultan Alatlin ou Jholddin sen- 2. 05 *fuit du Khorasan dans le même teins que Soliman , & quil prit le titre de jcôion.Roi-à Sevajle par droit de conquête, est un pur Roman : car Alao'ddin de-vint par droit de succession Sultan dIconium, après la mort à'Jzzoddin sonfrere, Pan de P Hégire 616 ; & il ne paroît point quil soit sorti de P Ana.tolie avant son avènement au Trône. En un mot tout ce que lon conte dece Sultan & de ce qui se passa entre lui & les Ancêtres dOthman font desfables, comme on le verra dans la fuite.

En troisième lieu, ce que lon dit du tems que Soliman quitta Makhan 3. Ob.porte des marques évidentes dune supposition grossière ; on place cet é- jcàion.vénement à Pan óii, & cependant après la mort de Karazm Shah, arri-vée en 617, & après la ruine de Balkh, qui ne fut détruite que lannéesuivante. II y a plus. Les Troupes de jenghiz Khan ne passerent lA»mu pour entrer dans le Khoraíàn, la Province la plus Septentrionale dePerse, quen Tannée 617, qui suivit celle la mort de Soliman. Ainsi au-lieu davoir été forcé par les Mogols dabandonner ce Pays, il doit en êtresorti six ans avant que lon appréhendât leur venue. Cela prouve encore lafausseté de la raison qui, dit-on, lui fit quitter P Anatolie pour retournerdans lAzerbejan, savoir que les Tartans y avoient tout ruiné; au-lieu quils

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Kmzern Shah Planifie Roi de Cafpie , (Royaume de son invention, car que Kurzem fi.unifie chez les Turcs la Mer Caspienne ( 1 ), 6? que ce nom se dorme aux Pays qui bordent cet-te Mer-, au-lieu que cette Mer prend le nom deKurzem ou Karazm_ du Pays de Karazmvu Khowarasm, qui est situé à son Orient. Le Shah dont il s agit ìci, est Mthamud Ka -raznt Shah le dernier de cette famille Turque, dont nous avons parlé ailleurs; mais com-me les Historiens Turcs ne marquent pas son nom, notre Prince Auteur ne Ia pas con-nu- ce qui prouve que fa lecture ne sétendoit gueres au-dela des Historiens Turcs.

(1) Cantimir , T. I. p. m. io,

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