Buch 
22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
Seite
385
JPEG-Download
 

THST. de LÈMPÏRE OTHOMAN. Liv. XVIII. Chap. I. Z85

iìn les conquêtes qu'il fit fur les Grecs, si par leurs conventions il eût été en Originedroit de les garder pour lui-même. . àei Otho

7. II est impossible qu Alaoddin se soit réfugié en 1299 à la Cour de lEm-pereur Grec Michel Paléologue, mort il y avoit seize ans; & il nestnuil e-mkrscom.nient vraisemblable qu 'silao'ddin ait régné depuis 1219 jufquen 1299,00111 -mncamm.Nie il le faudroit, si les Historiens Turcs ne parlent que dun seul Alaoddin, ' (Jh . ""quils appellent lesecond. Mais il est aisé de démontrer la fausseté du fait jjticn, 1par les Historiens Orientaux, qui comptent six Rois dans cet intervalle, qua - Jtre defquels font mentionnés dans les Historiens Grecs.

' 8. Si les Gouverneurs partagèrent les Etats áAlao'ddin après fa fuite, il g. os-nest nullement vraisemblable quils fe soient dabord soumis à Othman, & jcàim.îayent reconnu pour leur Sultan. Dailleurs ce fait est contredit par lesHistoriens Grecs, & par les Historiens Turcs eux-memes, par lesquelsil paroît que ces Princes fe maintinrent longteins dans leurs Etats en qualitéde Souverains ou de Sultans indépendans,& que ce ne fut que peu à peu queles Successeurs á'Othman les assujettirent.

9. Saadi , en voulant à toute force faire commencer le régné d'Othman dix 9. Ob-ans plutôt que les autres Historiens de fa Nation ,& fous le régné d'Alaod- i mudin même, fait voir fa partialité pour la gloire des Othomans ; & Cantimir,

qui rejette son autorité fur ce point, montre quil ne le croit pas si infailli-ble , quil neût le suivre avec plus de précautions íur dautres articles.

10. Le partage quOthman fît entre ses fils de ses Etats, qui paraissent 10. Ob-sêtre réduits au petit nombre de villes quil avoit conquises, à peu de di jeâion.ítance les unes des autres, ce partage, dis-je, prouve quil sen falloít debeaucoup que ses domaines fussent fort étendus, bien loin de comprendre

tout lEmpire Seljukien ou le Pays de Rûm.

Nous croyons quil paroît clairement par les remarques précédentes , Coneb/imque lorigine des Turcs Othomans & de leur puissance est fort obscure ;

& que leurs Historiens, particulièrement Saadi Effendi & dautres depuislui,font rendue plus incertaine encore, par le grand nombre dinconsistan-ces, le vain désir diliustrer les Fondateurs de leur Empire les a engagés.

Au contraire les Annales Turques, traduites par Gaudier , que Cantimir trai-te de fabuleuses & dont il parle avec mépris, font exemptes des taches quidécréditent les Ouvrages des Auteurs favoris de ce Prince.

II est vrai que ces Annales rapportent la généalogie suspecte dOthman, &quelles disent que les Tartares chassèrent Sultan Aladddin , auffi-bien queSoliman Shah de Perse ; mais dans la fuite on ny trouve rien qui ne saccor-de avec lHistoire de Seljucides, & avec la vraisemblance.

Elles racontent seulement en substance, que Soliman Shah sétant retiré à JlutreHi-SJrzingan, fit une irruption dans f Asie Mineure, poussa jufquà Amasie, AFà àsit un grand butin ; que changeant alors de route il vint à Alep, & quétant 0thoprès de la ville de Jaber il fe noya; quErtocul ou Ertogrul ayant marché lelong delEuphrate jufquaux Plaines Pajsonicnnes (*), y campa avec quatre- bidk.

cens

(*) Ou h Plaine de Pasin iVvfi-, à douze milles au-delà dArzerum, Lcmclav.ïïiP-' MusufL. n. p. 97.

Tome VílL C c e