ses tïlt-
Objectionscontre'l'Histoire
384 HIST. DE L’EMPIRE OTHOMAN. Liv. XVIII. Chap. I.
Origine son nom dans les Prières publiques, & battre monnoye â son coin, du cofí*
dn Othû. f en tement d’Aladin. , . , ~
mans & othman se voyant en poíleííion de 1 Empire , confia le gouvernement ot
learspre ■ 4'f en f e j e s Villes & des Provinces à ses fils. Orchan eut le Sangiak de
mirnciw»- (*). Junduz Aleb celui d ’Eskishahri; Aigub Aleb celui d 'Ain
menCím \[ ' q . flusan Aleb celui de Jarhissar ; Dor gui Aleb celui d'Ainegiol; AlaàinGouverne- f or f plus jeune fils eut pour fa part le Gouvernement de Bijeliii, fous la tu-nuns '?«’' / tc ]i e de fa mere & de son beau-pere Baìid. Othman fit encore la mêmedôme à j a conquête de Kuprihijjiir , & transféra fa Cour de Karakbìsar à
jsengishcéri , où il fit diverses fortifications, & qu’il embellit de magnifi-ques édifices («). , _ . „ . . , , „ . . „ , ,
Telle est l’Histoire que le Prince Cantimir _ donne de 1 origine & de lafondation de l’Empire Othoman , d’après les Historiens Turcs. Mais ellen’est pas moins sujette à des difficultés, que ce qu’il rapporte de l’origine dep-édden- Ja Fam in e Othomane, fur la même autorité.
u - n/- Premìerement, il n’est nullement vraisemblable qu 'Ertogrul avec la moi-tié des forces de son pere ait pu conquérir tous les Pays qui font entre Alep& Céfarée en Cappadoce, dont une partie étoit entre les mains des Succes-seurs de Saladin, qui étoient des Princes puislans, & le reste étoit soumisà Aladddin Kaykobad , le dixieme & le plus puissant des Sultans Seljuci-
des de Rûm. ...
2. st n’y avoit pas lieu d’obliger les vaincus à embrasser la Religion Maho-métane, puisque tous les habitansde Ces Contrées, à un petit nombre près,étoient Mahométans depuis longtems. . , , .
q. Si Ertogrul avoit conquis autant de rays qu on le-prétend, commentétoit-il fi embarrassé à trouver un Etablissement, que d’en demander ,unà Aladddin ?
4. Le Sultan ne put lui acoorder fa demande, fous la condition de chas-ser de ses Etats les Tartares, puisqu’ils n’y entrerent point fous son régné:& supposé qu’ils y eussent fait une irruption, il est très-peu vraisemblablequ’ Ertogrul, seulement avec cinq-mille hommes, eût mis en déroute unear^mce qui avoit battu celle à’Aladddin , Prince très-puissant.
5. On dit dans un endroit que, par la permission d’ Aladddin,,Othman fit
mettre le titre de Sultan fur fa monnoye, & dans un autre;qu’il ne voulutpas le prendre (f)- Cela s’appefie une contradiction palpable ; i] n’est mêmegueres postible qu Alao ddhi , quand meme il auroit ete auffi mou que le re-présentent les Historiens Turcs, eût permis à Othman de s’attribuer tous lesprivilèges de la Royauté. ,
*6 fl n’est point du tout probable qu Othman eût annexé aux Etats d 'Alao'd-, ^ àin
(a) Hift. de l’Empire Othoman, T. I. p. 26-34.
ne font nullement d’accord avec ceux que Cantimir a consultés. Voy. Lcmclav, Hift. M»'sulm. L. II. p. 102.
(*) Ville que le nom de Sultan Onghy rendit depuis fameuse.
(A) Quoiqu’il y eùt droit, selon ce qu’on dit dans un troisième endroit, qu’il de*ût être associé L l’Empire, s’il càssoit les ^ .
1.
jeflion.
u. Ob-jection.
3. Ob-jection.
4. Ob-jection.
5- Ob-jection.
6. Ob-jection.
VOlt
Taitares, comme l’on prétend qu’il sit.