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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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392 HIST. DE LEMPIRE OTHOMAN. Liv. XVIII. Ceap. L

Origine Canîacuzonc & de Duc as , fait voir quil ne connoiífoìt gueres' ces Auteurs,M Ocho-^ q U qi a écrit plutôt ce quil se souvenoit davoir ouï dire , quen consul-mans â? tant ^ es Livres. Ce qui en est: encore une preuve, cest quil' marque rare-mìu-scoin- ment la date des événemens. Ce qui est cependant aussi essentiel que dindi-menccmens .quer le lieu de la scene, mais ce qui ne se retient pas aussi ailëment.

- Li jistoire des Turcs a été conduite depuis la prise de Constantinople jus-

Historims no tre tems par des Auteurs Vénitiens, Allemands, & autres HistoriensdÊnt C1 " dOccident. Entre autres JeanLeunchvius, AIemand de nation, a publié,outre les Annales dont nous avons parlé, une Histoire des Turcs tirée deleurs propres Historiens, Historia Musulmanes Turcorum lie Monumentis ip-forum cxjcrìptœ. Lib. XVIII. Franco/. i591. En ajoutant bien des faits quine se trouvent point dans les Annales, ces Auteurs en diffèrent beaucoup ;& les Historiens que le Prince Cantimir a consultés, séloignent encore da-vantage deux. II paroît par- que les Turcs ont plus dune fois retouchéleur Histoire ; & que les premiers essais ne contentant pas leur vanité, ilsfont bâtie fur un nouveau plan plus à leur goût, mais moins conformeà la vérité.

Leunclavius a enrichi son Histoire de tables , il expliqué tous les ter-mes Turcs qui se présentent, & marque situation des lieux avec les nomsquils portoient avant que les Turcs les eussent changés , ce qui prouve legrand savoir, le génie & lapplication de lAuteur : mais malheureusementil a mêlé ce que les Grecs & dautres ont écrit avec les Mémoires des Turcs,& ii na pas toujours assez distingué les récits dun Auteur de ceux dun au-tre. Ce défaut, qui a perdu lHistoire dans tous les Pays, ne peut être évi- avec trop de foin ; car les premiers Historiens étant réunis ensemble daníun tems, & ceux-ci de nouveau réunis avec dautres dans un tems posté-rieur , le vrai íe trouve mêlé avec le faux, de façon que faute de distinguerce qui vient de chacun, on ne peut plus démêler la vérité davec le menson-ge, desorte que le tout ensemble devient suspect de supposition à la Postérité.

Après tout Leuclavius est beaucoup moins tombé dans ce défaut, que legros des Historiens qui ont écrit depuis lui ; on doit regarder leurs Ouvra-ges plutôt comme des productions de leur imagination, que comme des His-toires écrites fur les Mémoires dautres Auteurs. Au moins, comme ils necitent point leurs garands, & quils ont vécu plusieurs siécles après les évé-nemens qu ils rapportent, leur ? témoignage ne peut être daucun poids cheZles personnes judicieuses, qui s attendent toujours a de bonnes preuves dela vérité de ce quelles lisent.

An ek J. C.1300.

CHAPITRE II.

Le Régné íIOthman ou Osman, premier Khan ou Sultan.

N O u s trouvons dans les Historiens Grecs une Histoire de lorigine d Otb'

man plus exacte peut-être que dans lHistoire des Turcs, avec laques

pian! 1 * e à peut en même tems íe concilier très-bien. Chalçondyle nous uppreud

que