OTHMAN, PREMIER SULTAN. 40 g
armée de quarante-mille hommes, que son neveu paroisibit déja à !a tê- I30 g #te de vingt-mille aux environs de Cogni, & qn’il avoit ordre de suivre en —tout les intentions de l’Empereur. Pendant qu’il étoit occupé à préparerdes présens & à instruire les Ambassadeurs, il reçut la nouvelle de la prise ■d’Ephese par Sultan Saysan , qui s’étant soulevé contre son oncle Car amanMantakhia , étoit devenu fort puissant. Les habitans d’Ephese appréhendantles dernieres rigueurs de la guerre, se rendirent par composition, mais laCapitulation fut mal observée, la plupart furent transportés au Fort de Ty-rée, de peur qu’ils ne se soulevassent, & il y en eut même quelques-unsde massacrés.
Sur ces entrefaites, un Turc nommé Isaac Malekjz nvoya offrir secrettement Offres /I-à l’Empereur de passer dans son parti : ce Prince qui saisissait avidement tout saacce qui pouvoit être avantageux à ses affaires, accepta ses offres & promit de iek ’lui donner en mariage la fille d’unautre Ma’.ek (*), & de lui faire des présensconsidérables en faveur de ce mariage. Entre autres services que Maìek. pro-posa de rendre, il s’offfit de'détacher les Turcoples des intérêts des Cata-lans , pourvu que l’Empereur leur rendît leurs femmes & leurs enfans. Cet-te négociation ayant été découverte, Rocafert accusa Maìek & quelques-uns de ses complices de trahison. Ils se défendirent en disant qu’ils n’a-voient eu dessein que de rendre service aux Turcoples, en retirant leursfemmes & leurs enfans d’entre les mains de FEmpereur. Maìek trouvacependant moyen de passer en Asie , pendant que les Catalans couroientles mers , & falsifient le dégât fur les terres jusqu’aux portes de Con-stantinople (a).
L’Empereur ayant à la fin engagé les Génois à attaquer Callipoli, ils Lâchetés’en approchèrent & brûlèrent un marché qui étoit hors de la ville j mais la des Gé.mort d’un des principaux de leur Nation, une blessure que l’Amiral André nois *Murifque reçut, & les préparatifs des assiégés pour faire une sortie, les é-tonnerent si fort, qu’ils plièrent bagage, & s’en retournèrent dans leur Pays.
Cette retraite haussa tellement le courage aux Catalans, qu’ils refusèrent defaire la paix avec l’Empereur, à moins qu’il ne leur accordât toutes les con-ditions qu’ils demandoient. Ils furent encore encouragés par l’arrivée dequatre-cens Turcs, s’emparerent de h Forteresse du Mont Gane, & firentdes courses jusqu a RodojU & à Btzye; FEmpereur fit alors brûler tous lesbiens de la terre jissqu’à Sélivré, & au-delà, pour les empêcher de Rappro-cher davantage de Constantinople.
Isaac Maìek envoya après cela offrir une seconde fois à FEmpereur Androni- Retraiteque d’embrasser son parti, pourvu qu’il lui fît épouser la fille de Malek , & qu’il à Pures,'conférât la Dignité de Sultan à Malek son oncle & pere de cette Princes-se (f). Andronique ne jugea pas à propos de lui accorder cette demande, il
en-
(//) Pachymcre, L. XIII. Ch. Z. p. 9-1 J.
! (*) Un fils de Sultan Jzzo'd'Iin, & le même que Ma sud. Ceci arriv a èn 130g.
(t) 11 faut qu’il y ait ici une méprise grossière, & que l’on confonde un Malek (qui n’est*5U’un titre) avec l’autre. La Princesse étoit fille de Maìek M«sur VU MaJJitd, qui sut àe-kuis Sultan, & sut tué ou mourut tn irLL-
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