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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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Trah ’snnder. Amo-gavares.1308.

Tromperie(Tun Ca-talan,

SayíàtiprendEphe se.

402 H1ST. DE L’EMPIRE OTHOMAN. Liv. XVIII. Chap. II.

Peu après (*), les Turcs ne s’accordant point av;c les Italiens pour le-pirtage du butin, une partie d’entre eux s’embarqua dans le dessein de pas-ser le°Détroit de Callipoli; nuis ils rencontrèrent André Murisque , Vestiai-re, qui les fit passer au fil de l’épée: la nouvelle de ce malheur obligea lesautres Turcs de rester avec les Italiens, & d’aîler avec eux ravager la Thrace.

Dans ces entrefaites un Tort de Mysie, nommé Cuhuclée , étant fort pres-sé par les Turcs (f) , Macrene, Gouverneur de Lopadion.y envoya soixanteAmogavares ; ceux-ci traitèrent fecrettement avec les ennemis, & quand ilsfurent dans le Fort ils massacrèrent ce qui ressort de la Garnison, chassè-rent les habitans, & livrerent la place aux Turcs ; après quoi ils furent con-duits à Lampfaque, & de-là traverser en t l’Hellefpont.

Murisque fut honoré de la Charge d’Amiral en récompense de fes exploits ;mais n’ayant que deux Vaisseaux, il fut rencontré par les ennemis, comman-dés par un certain Philippe ; quelque tems auparavant il avoit combattu &pris ce même Philippe , mais ici ce fut tout le contraire, tous les gens deMurisque furent tués, & il ne fe sauva que par la générosité de Philippe , quipar reconnoissance du bon traitement qu’il en avoit reçu, le relâcha pour unerançon de trois-mille écus.

Les Amogavares devenus plus hardis par la disgrâce de Murisque , trai-tèrent avec les Turcs, commandés par Atin (j), & en passèrent jusqu’à deux-mille en Europe, auxquels fe joignirent plusieurs Romains d’Orient ; par cemoyen ils se rendirent formidables, & désolèrent le Pays.

Les Turcs s’étant emparés du Fort d ’Examile, fEmperenr envoya Ma ru-le avec le peu de Troupes qu’il put ramasser, pour les empêcher de faire deplus grands progrès. Dés qu’ii fut campé à Apros, Iiocafort le Catalan, quictoit avec les Turcs, lui manda fecrettement qu’il avoit dessein de se ren-dre à FEmperenr avec deux-cens hommes, & qu’il déferait tous les Turcsqui étoient en Europe, pourvu qu’on lui donnât une somme de cinq-miileécus. Marule lui demanda comment il pourroit défaire une si prodigieusemultitude de Turcs ; il répondit qu’il les diviferoit, & les attaquerait sé-parément , & pour assurance de íâ promesse envoya les têtes de plusieursqu’il avoit déja tués. Marule eût été la dupe de cet artifice, si Une fem-me n’eût reconnu la tête de son mari, qui avoit été tué dans une desdernieres rencontres. ,

L’Empereur, pour remédier aux maux de 1 Orient, envoya des grainsaux Garnisons, & demanda à ICarbagas§), Khan des Tartares, la même '

grâce qu’à Khazan son prédécesseur. Ses Ambassadeurs rapportèrent queKarbava étoit fort disposé à lui accorder sa demande ; qu’il avoit levé une0 ar-

(*) C’étoit la vîngt-troifieme année d’ Androniquc , & la douzième de Michel.

(T) Peut-être fous Calamus cri son fiís li.raz, qui avoit la Lydie en partage.

(i; Ou Aylìn qui conquit un Etat aux environs d’Abide, à l’entrée du Détroit deCallipoli.

,(§) C’étoit M'ihimmel fils d’ drçu* , qui succéda û son frere Khazen, I’an 703 de I'»--'gire, & de J. C. 1103. II fut surnommé Gviaih/dlin Khidaben le: dbulfeda écrit Khi»'*bénis t doat Kjrí/apa ou Kerbagsuh paroít être formé par corruption.