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RévolteNissan-•diaríJeg.
P fisc îleSmyrne.
Somma-tion faite àCinéis.
11 est di-sait.
470 HIST. DE L’EMPÍRE OTHOMAN. Liv. XVIII. Ciiap. VU.nombre de Cavaliers & de Gens de pied, il alla íecrettement vers-Nicée*& étant arrivé proche de la ville, il fit savoir sa venue à ceux sur la fidéli-té desquels il se reposoit ; ils excitèrent un tumulte en sa faveur, lui ouvri-,.rent les portes & le reçurent dans la ville. II y trouva Mustapha son frerçâgé seulement de six ans, le fit étrangler & tuer tous ses Gardes. Ayantregardé le corps, il commanda de le porter á Pruse, & de ie mettre dansle tombeau de leur pere. Tel est le récit de Ducas (a).
L’an de l’Hégire 827, Amuratb épousa la fille de Laz Ogli (*), X Hèlentde Servie, & la plus belle femme de son tems. L’année suivante il se miten campagne contre Jsfandìar Beg, Prince de Siphab (f) ou Sinope, quiredoutant la puissance des Othomans, chercha les moyens de l’abaisser ; maisne pouvant le faire par la force des armes, il essaya de le faire par les rusesde la politique. 11 fit non seulement la paix avec Amuratb , mais lui donnason fils KaJJÌm Beg en otage. Aussitôt que le Sultan eut licendé son armée,hfanàiar ramassa les Troupes qu’il tenoit préparées depuis longtems, &détruisit les villes de Taraîdi & de Burni. Amuratb assembla fur le champses Troupes, passa en Asie, & à son arrivée à Bolova les Grands & lesNobles sujets dlsfandiar vinrent se jetter à ses pieds, détestant l’audaoedeleur Prince, & supplièrent le Sultan de le déposer; & de leur donner lefils, qui étoit en otage à fa Cour,pour les gouverner. lsfandìar, aliarmédecette démarche imprévue, se rend aussitôt auprès d’ AmuraCh , lui deman-de pardon, lui livre son autre fils en otage, & lui offre en mariage fa fille,qui étoit dune beauté ravissante (J.); & par là il conjure la tempête.
Au retour de cette expédition, Amuratb se saisit d'Izmir ou Smyrne &des Contrées voisines, telles que Monteche Aidin (§) & Sarican (**), avectoutes les Terres de la dépendance de Hamii Ogli (b).
C’est à ce même tems qu’il faut rapporter l’expédition d 'Amurath contreChuneid Beg ou Cinéis , bien-que Saadi Effendì n’en fasse point mention.Quand le Sultan fut de retour à Andrinople, il pensa aux moyens de rédui-re Cinéis; il lui envoya un ordre, par lequel ii lui. commandoit, s’il vou-loir conserver son amitié, de lui envoyer promptement son fils, suivant rac-cord qu’ils avoient fait ensemble, parcequ’il avoir dessein de passer le Da-nube, en ajoutant: fi vous dejbbèifiéz à mes ordres , je vous traiterai comme Uplaira à Dieu. Cinéis lui répondit en deux mots. Faites ce qu il vous plaira,le succès dépend de Dieu.
Lorsqu’ Amuratb'eut assemblé toutes ses Troupes, il choisit pour Géné-ral un certain Halii ou Khaliil Romain de nation, qui avoit épousé la sœur
de
{a) Ducas, Ch. XXVIII. (f) Catitimir, 1. c. p. 245-249.
(*) Fils ou descendant de Lazare Despote de Servie.
(f) C’est la Siphab Orientale. Cantìmir dit dans une Note, que c’est un Pays de l’ 0 eMineure, mais nous ne l'y trouvons point. On lit plus bas Sinope.
(4) II ne l’épousa que quatre ans après : c’est d’elle que nâquit Pan 838 ou 143g } eGrand Mahomet, le fléau de la Chrétienté, qui conquit Constantinople. Canti^F'p. 249, 250.
($) Ville de la Province de Montescbe. Cantimir.
(•*) Ouilètel aux titrons, nom d’une contrée L d’une ville duméme Pays. Cantimir.