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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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AMURATH II. SIXIEME SULTAN. 469de prévenir une rupure , rejettant la faute de ce qui s’étoit passé fur le M 1 *-Grand-Visir Bajazet , qui avoir refusé de mettre entre les mains de l’Empe- ——reur les deux jeunes Princes dont féducation lui étoit confiée par le Testa-ment de leur pere, & avoir traité très - incivilement les Ambassadeurs deManuel. Amurath , fans vouloir écouter ni voir même les Ambassadeurs deJean, les retint pendant quelques jours, jufqu’à ce que les préparatifs qu’ilfaifoit pour le siégé de Constantinople, eussent été achevés, & alors en leurdonnant songé, il leur dit : Assurez votre Maître , que j’irai bientôt le trou-ver. En effet peu de jours après il vint investir Constantinople avec unearmée de deux-cens-mille hommes. Leshabitans soupçonnèrent un certain Cornx?/Corax Théologien, de tramer quelque conspiration contre la ville, pour l 'tsoupçonné.venger de ce qu’il n'avoir pas accompagné les derniers Ambassadeurs à laCour Othomane, avec laquelle il étoit fort bien. L’Empereur Manuel pourdissiper ces soupçons, & appaifer le tumulte qu’ils avoient excité, envoyaCorax à Amurath avec ordre de le porter à la paix.

Quelques-uns disent qu’il ne put rien-obtenir, mais d’autres le soupçon- II est cruel.nent d’avoir promis en particulier à Amurath de lui livrer la ville, à condi- lemc ” ttion qu’il lui en donneroit le Gouvernement, & ils prétendent qu’un ma iï acr( 'de ses plus intimes amis entendit cette proposition. Quand il renditcompte de son Ambassade, celui qui avoir découvert la trahison, la révéla& en fournit les preuves. L’Empereur ordonna de mettre l’accufateur &l’accufé en prison, afin qu’on pût examiner le jour suivant la vérité. LesCandiots, qui étoient les Gardes de l’Empereur, demanderent qu’on leurmît Corax entre les mains, pour l’examiner, & pour le condamner s’il étoitcoupable. Ils lui arrachèrent la confession de son crime par la question, &le traînèrent depuis la prison jusqu’à la porte du Palais, où ils lui firent ar-racher les yeux avec la plus étrange inhumanité', & il mourut trois joursaprès en prison. Ses riches meubles furent pillés & fa maison brûlée. Amu-rath fut très-irrité de la mort de Corax , & on lui rapporta que Michel Pille "en étoit Punique auteur. Ce Pille étoit d’Ephefe, noble de naissance , maisfort déréglé dans ses mœurs; les Turcs le prirent, le tourmentèrent fan?pitié, & l’auroient brûlé s’ils ne se fût fait Mahométan.

Bien-que l’Empereur Manuel fût dans une langueur extrême, & qu’il eût Révolte &incessamment l’image de la mort présente, il ne laissa pas de s’applìquer à M “íla-donner de rembarras à Amurath. Ce Sultan avoir fait étrangler déja un de pha ‘ses freres. EHaz , Echanson du pere, avoir sauvé l’autre , nommé Mujla -f ha , & f avoir emmené en Paphlagonie. Le vieux Empereur manda à EHazd’amener le jeune Prince à Pruse, & lui envoya de Purgent pour faire deslevées. Pendant qu 'Amurath s’amufoit à préparer des machines, & à don-ner de légeres escarmouches devant Constantinople, un Courier lui apportala nouvelle que son frere Mustapha avoir été reconnu Sultan à Pruse , &qu 'EHaz le menoit à Nicée. Là-dessus il leva le siégé, qui avoir duré trois mois,

& s’en retourna à Andrinople. Manuel ,Prince très-fage & très - modéré, mou-rut , & laissa l’Eropire à son fils Jean , qui fut le dernier des EmpereursRomains dans l’ordre du tems, bien-qu’il fût un des premiers par le mérite, jiefltrh

Jmurâtb nes’arrêta que trois jours à «Andrinople, & ayant pris un P eút &éj n Jst

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