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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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5 oo HIST. DE L’EMPIRE OTHOMAN. Liv. XVIII. Chap. VIH.

'Sjí.tion Turcs, & furent emmenés captifs avec les autres, La Flotte qui étoit danst. le Port, empêcha les ennemis d’appliquer les échelles & de monter de ce cô-J^jqu'àta té-ià, jufqu’à ce que ceux qui étoient entrés dans la ville dès le matin, fuf-"cónstan f ent venus, & eussent chassé les Romains de dessus la muraille. Les Turcstinople. qui étoient fur les Vaisseaux s’en étant apperçus, gagnèrent bientôt le haut (*).

. . Ensuite toutes les portes furent rompues, & les Turcs fondirent de toutes

parts avec impétuosité.

Quand le Grand-Duc vit qu’ils s’approchoient de la Porte Royale qu’ilgardoit, il fe retira vers son Palais avec un petit nombre de ses gens ; &étant allé à la Tour où étoient fa femme & fes enfans, il y fut arrêté , &on lui donna des gardes (a).

Reddition Comme Justínìanì , qui s’étoit retiré pour faire panser fa blessure, entroitae Galata. ^ns le Port (f), on lui apporta la triste nouvelle de la mort de l’Empereur& de la prise de la ville, deforte qu’il remit à la voile. Le rivage étoit cou-vert de personnes de tout ordre qui fe frappant la poitrine conjuroientles matelots de les prendre ; mais quand même ils saur oient voulu, il’neleur eût pas été possible ; & si la Flotte des Turcs n’eût pas été occupée,au pillage, ils n’auroient pu fe sauver. Les Génois de Galata montèrentavec leurs femmes & leurs enfans fur leurs Vaisseaux, fans emporter riende leurs biens ; mais le Visir Zogan courut au bord de la mer, & leur pro-mit une entiers sûreté pour leurs personnes & leurs biens r la plupart allerentavec leurs Magistrats présenter les clefs de leur ville au Sultan. II n’y eutque cinq grands Vaisseaux qui firent voile, les autres furent abandonnés desMatelots, les Galères & les Vaisseaux marchands des Vénitiens (f) fe reti-rerent de la même maniéré Qs).

Le Sultan , Tout ce que nous avons rapporté jufqu’ici fe passa depuis une heure a-etare dam près minuit jufqu’à huit heures du matin, que le.Sultan entra dans la villeUt Ville. avec f es Visirs &fes principaux Officiers, environné d’un gros Corps de

Ja-

(a) Ducas, Cb. XXXIX. (b) Ibid. Ch. XL,

(*) Les Historiens Turcs difent précisément le contraire : suivant eux ce furent les Trou-pes de la marine qui fe firent jour dans la ville & la forcerent à se rendre, & sans celaJes efforts du côté de terre auroient été inutiles, le désespoir ayant rendu les Grecs vaiP.lans. Caraimir. T. 11 p. 7 .

(t) Quelques Auteurs Chrétiens infirment qu’il quitta son poste par lâcheté, & qu’ilmourut peu après de chagrin. Ce que nous avons rapporté de Chalcondyle dans une desNotes précédentes, n’esl pas non plus fort à son honneur. Peut-être que Ducas , qui futemployé par le Prince de Lesbos, qui étoit Génois, a ajouté cette circonstance pouxsauver iaréputation de Juftinìanì. Peut-être aulH les autres lui ont-ils fait tort fur dofaux rapports.

(V) Ceux qui étoient fur la Flotte, ayant quitté leurs Vaisseaux pour avoir part au butin,,fe jetterent dans la ville après le pillage ; les Galères Vénitiennes fe trouvant vuides, paree-que les Grecs en avoient tiré les équipages pour défendre la ville, s’en allerent flottant kjfX 2 f tu:le ^ long de l’Hellespont, deforte que trois jours après elles abordèrent dansl’Jfled’Fgino, & y apportèrent les premieres nouvelles de la perte de Constantinople; ce quirépandit une fi grande terreur de tous côtés, que les Grecs abandonnèrent leun demeurespour fuir ici & là. Les Seigneurs du Péloponnese effrayés fe retirerent fur leurs Vaisseauxpour se sauver; ce qui fournit une belle occasion aux Alpanois qui y étoient habitués, de se-couer Je joug de l’obéiffance. Chakondyle. L c.