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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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M A H O M E T -II. SEPTIEMESULTAN. Sipk Lune, les Turcs eurent le teins de se mettre en ordre ; mais le Prince <-fondit fur eux avec tant de furie, qu’après un combat fort vif, Débréas a- ui™yant été tué, les ennemis tournèrent le dos, laissant quatre-mille-cent-vingt Evémmensmorts fur la place. II n’y eut que peu de Chrétiens de tués, & Scanderiez j, ‘ sr i u ' àpartagea le butin à ses Troupes. c enquête

Ce Prince délibéra ensuite avec Moyse Gouverneur de vibra , qui é- Bosife.

toit en grande faveur auprès de lui, fur le dessein qu’il avoit d’affieger-->

Sphetifgrade : ce Général, gagné par un émissaire du Sultan, lui conseilla de ÍTrenoncer a ce projet, & de faire le fiege de Belgrade fur les frontières de Be srsd<?>l’Epire. Dans cette vue Scanderbeg demanda du secours à Alphonse Roi deNaples; le secours étant arrivé, il investit la place avec quatorze-mille hom-mes, & il la pressa si vivement que les Turcs s’engagerent â la rendre s’ilsn’étoient pas secourus dans seize jours. ’

Mahomet, qui é toit passé en Asie pour attaquer l’Empereur de Trébi- zv/vw-fonde, ayant reçu la nouvelle de ce siégé, envoya Sebaltas Bacba à la lë-fe/rmjte de quarante-mille chevaux, pour le faire lever. Le rusé Bacha emnê-f«.cha que Scanderbeg n’eût avis de fa marche, en gagnant ses coureurs &fondit inopinément fur cette partie de farinée qui étoit dans la daineMusachius ,_ qui commandoit ces Troupes, les rangea dans le meilleur or-dre qu’il lui fut possible, & fe défendit vaillamment; mais voyant que ses■gens étoient taillés en pieces par bandes, essaya de fe faire jour au traversdes ennemis, & après avoir fait des prodiges fut tué avec tous ses gensScanderbeg vouîoit descendre des montagnes pour aller à son secours, maisses Ofhciers le dissuadèrent d une entreprise si dangereuse. Avant néan-moins remarque a k fin que les Turcs s’abandonnoient à la chaleur de lapouiíuitc , ií deícendit biuítjuciïïcHt 3.vcc t^uacre - mille hommes y fít ungrand carnage parmi ceux qui étoient restés dans k plaine, 6c attaquaensuite l’arriere-garde du Bacha, qu’il maltraita beaucoup. L’approche dek nuit sépara les combattans, qui de part & d’autre se rétìrerent fur lesmontagnes. Scanderbeg prit 1a route de l’Epire, & Sébalias s’en retournatriomphant a Constantinople. Cetoit-làle plus grand échec que Scanderbeg eûtreçu jufques-k; car fa perte alla à deux-milíe chevaux & troís-mille Fantas-sins , la plupart Italiens, outre ses tentes & son artillerie il y en eutenviron quatrevingt de prisonniers. Les Turcs perdirent en tout trois-mille hommes.

Aussitôt que Moyse apprit cette défaite, il s’enfuit avec quelques gens , Révoltedèqu ií avoit gagnes auprès de Mahomet , qui lui accorda dequoi vivre hono- Moyse.rablement Scanderbeg fat surpris de cette trahison ; mais ensuite excusantle traître sur 1a force de k tentation, il défendit qu’on ne l’infultât Mov/ene laissa pas de solliciter le Sultan de continuer k guerre, & au PrintermMahomet l’envoya à k tête de quinze-mille chevaux d’élite, pour attaonerI’Epire. Scanderbeg alla au devant de lui , en vint aux mains <Sc renoussifavantgarde de Yennemi ; ensuite il attaque le corps de bataille ; Moyse nuile commandoit tourna tous ses efforts du côté où le Prince coinbattoit ■dans le dessein de le tuer. Un Soldat Turc l’ayant rencontré lui porta uncoup, qui le renversa sur la croupe de son cheval, les Turcs qui le cru-

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