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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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MAHOMET II. SEPTIEME SULTAN.. 527

plusieurs occasions leurs sujets, ils craignoient de prendre les armes. A la fin, SzêrfosJosué fils d '/îlbàn s’étant saisi d’Argos, par Ja trahison d’u n Prêtre, & Omar IV.fils de Thuracan ayant fait des courses fur le Territoire de Naupacte ,aujour- Guerres .d’hui Lépante, Victorio Capelli fit un discours si courageux dans le Sénat, scander.qu’il s engagea à inviter les Hongrois à entrer en ligue avec lui & à décla- beg g? *rer la guerre (*): d’autant plus que les deux Généraux Turcs faisoient 1 1 contre ksdégât sur les Terres des environs de Modondans la Morée, qui apparte- Vénitiens»noient aux Vénitiens. Le Sénat envoya des Ambassadeurs avec un présentde vingt-cinq-mille ducats au Roi Mathias, fils de Huniade.’) Ce Prince le-va auíìit ô t des Troupes, entra brusquement sur les Terres des Turcs, & dé-molit les fortifications que Sabutin avoit élevées pour bloquer Belgrade :s’étant avancé ensuite jusqu’à la Save, il mit en déroute leV Turcs & les '•Triballiens, qui vinrent au devant de lui, & en mena vingt-mille esclaves-.

Voilà à quoi se bornèrent les exploits des Hongrois.

D’autre part, les Vénitiens mirent d’abord en' mer trente-cinq Galères Attaquer.!& douze grands Vaisseaux, chargés d’Infanterie & de deux-mille Chevauxlégers fous la conduite d 'Alayfìo (f) Loredano : ils furent aussi joints parquatre-mille Volontaires de Candie. Ces Troupes ayant débarqué dans laMorée, tâchèrent d’y exciter un soulèvement général parmi les habitans.

Le Gouverneur Turc, qui étoit à Mégalopolis ou Léontaire, en donna in-cessamment avis à la Porte. En attendant les Vénitiens (j.) marchèrent deNauplie vers Argos, qu’ils assiégèrent ; la place le- rendit d’abord, n’y a-yant pour toute Garnison que cinquante Janiílàires, qui eurent la liberté daíè retirer avec leur bagage. Peu après Jeronimo Bemardini s’étant avancédans le Pays contre les ordres qu’il avoit, perdit quatre-cens hommes dansune embuscade des Turcs.

Les Grecs & les Albanois commenceront par réparer la muraille d e Réparenp 'l’ísthme, tant poiir empêcher les Janissaires des Garnisons, de leur échap- la mur ail.per , que pour arrêter l’ennemi: en peu de jours elle fut en état de dé-**£#*"''fenfe par F assistance des Vénitiens, qui apportèrent par mer les pierresL les autres matériaux nécessaires. - En même tems ils sollicitèrent tousles habitans de ss joindre à eux, mais çeux de Corinthe n’ayant pas ts,voulu y entendre, ils mirent le siégé devant cette ville,qu’ils furent ce-pendant obligés de lever peu après, leur Général ayant été tué. Ils ne'réussirent point aussi à soulever l'Achaïe, A de toute la Laconie il n’yeut que Sparte- qui fe déclara pour eux ; car les Turcs infestoient continuel-lement tous les chemins, ce qui dérangeoit fort leurs mesures. Enfin*comme on étoit en Hiver , & qu’il faiíbit très-froid , on avoit de lapeiné à retenir les Soldats nécessaires à la garde de la muraille : desor-te que sur la nouvelle que Mahmud Bacha étoit en marche à la têtedssine nombreuse armée, les Vénitiens jugèrent à propos d’abandonner ■l’Isthme, & de fe retirer dans des places qui étaient entre leurs mains. - ;

(*) Cela arriva quelque tems-avant la-paix conclue avec Scrin-lerbeg en 1461,(t) U y a dans l’Original Jacomc, mais l’Àuteur s’eíî trompé.. ■

( j) Avec quinze - mille hommes fous la conduite àíìBwtlwtió\d'Ej?c*--