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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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5S 6 HIST. DE LEMPIRE OTIiOMAN. Liv. XVIII. Chap. IX.résolus dempêcher Bajazet de révoquer la déclaration quil avoit faite devouloir abdiquer.

Selim , que lidée du danger auquel il venoit déchapper rendoit plus ré-servé , répondit à ses amis : quil connoiíïòit tout le prix dune Couronne* mais quil ne pouvoit se résoudre à rien faire contre la volonté de son Pere, & que lexpérience lui avoit appris que Dieu ne le favorisait point. Les Janissaires informés de cette réponse, redoublèrent leurs in-stances par le Zemberekchi Pachi , ou Surintendant des machines de guerre,déclarant quils étoient prêts à sengager par serment de ne rien écouter ,quils ne layent vu placé fur le Trône, même malgré son Pere. Sur ces pro-messes Selim part de Cassa avec un train médiocre, & íe rend à Constanti-nople fous le même prétexte que la premiere fois, de rendre visite à son Pe-re. Dès que les Janissaires furent son arrivée, ils sattrouperent dans lesmes, allerent à fa rencontre jusquà Top Kapu(*), & raccompagnèrent jus-quà Eni Baghche f f), ils lui avoient préparé des tentes («).

11 se rend à On ne sauroit exprimer la surprise de Bajazet à une nouvelle si impré-

Conítan vue; p v it bien que la force nétoit plus de saison. Au bout de huit jours,tmople. -j c j lar gea son Grand-Visir Koja Mustapha Pacha , daller dire de fa part àson fils ; s il jouhaittoit de le voir , pourquoi il dìjféroit ? que fi au contraire ilcouvroit de ce prétexte des pensées impies , pourquoi il perdait le tems inutile -S» artifi- ment ? Selim sappercevant du piège que lui tendoit son Pere, répondit àcieux dis - lEnvoyé en des termes aussi vifs & non moins ambigus ; Va dire à moncours. Pere, dit-il au Vifir, que je ne me veux départir en rien désobéissanceque je lui dois, & que je luis prêt à suivre ses ordres, quelque part quil lui plaise de menvoyer. Je le supplie seulement de vouloir méclaircir quelques doutes que jai fur le Gouvernement présent. Sophi Ogli (j), homme dont la naissance na rien dillustre, sest élevé vers lOrient avec,, une promptitude surprenante, fes progrès font si rapides quil renverse tout devant lui ; il sétend fur les Terres Othomanes, & a déja gagné jus- quà Césarée ; & vous êtes tranquilles, & regardez fes victoires dun œil aulli indifférent, que si elles ne vous touchoient pas. Dun autre côté un Circaíïien (§) obscur & dune origine abje6te,qui devoit être profiter - aux pieds des Othomans & trembler fous leur épée, sest rendu maî-,, trc de l'Egypte ; il tient encore plusieurs autres Provinces de Syrie, qui nous ont auu-efois appartenu (**) st y commande comme dans son héri-

51 ta-

(a) Cantimr , T. II. p. 100-103.

(*) Ou Porte qui mene aux machines de guerre, dans la partie occidentale de la vil-le. Cantimir.

(t) Cest-à-dire nouveau Jardin, espace denviron un mille détour, qui est â présentchangé en pré, qui sert à faire paître les chevaux. On rappelle Khay.

Cl.' Ismaël Roi de Perse.

(S) Ce Roi dEgypte.

(*; f urc rodomontade. Quand toutes les Provinces de Syrie avoient-slles été soumisesaux Othomans avant bajazet V La Monarchie des Mammelucs étoit plus ancienne que cel-le des Turcs, & ils possédoient la Syrie aussi bien que lEgypte avant le tems de SoUmanShah . Peut-Être les Seljucides avoient-ils prétendu y avoir droit.