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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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S Ó2 HIST. DE L’EMPIRE OTHOMAN. Liv. XVIII. Chap. X.

Ssctío'n en déroute, & abandonné de tour ii fut réduit à courir la nuit par les dé»I. forts & les chemins détournés, & à se cacher de jour dans d’obfcures ca-

O qtá s’e/i v ernes : dans le deílèin,, a ce que 1 on crut, de palier comme Jcm chez lespajfé 'uf chrétiens. Selim pour 1 empêcher, mit tant de monde en campagne apréslui, qu il fut trouvé par un Soldat & amené à son frere, celui-ci fermantl’Egypte. l’oreille à ce qu’il le supplíoit d’entendre pour sa défense, le livra aux bour-.-- reaux & le fît étrangler sur le champ (n).

Après avoir réglé les affaires d’Asie, Seìhn repassa en Europe, & se ren-dit à Andrinople, parceque la Capitale étoit affligée de la peste, qui em-porta cent-soixante-mille âmes (b).

Selim m■ L e Sultan s'étant défait de ses rivaux, & de quelques ennemis domesti-rersiT fîues (*), pensa à des conquêtes. Le principal objet de fa jalousie étoit

Q2 ^ Sultan Gauri , Roi d’Egypte, qui avoit fait la paix avec Bajaz-et; mais ap-

3514. préhendant que Kifilbash Shalú (f) ne Fattaquât s’il s’engageoit dans la guerreavec Gauri 5 ii résolut de commencer par humilier le Persan. Dans ce des-sein il paisa en Asie Fan 920 à la tête dune nombreuse armée. II rencon-tra celle des ennemis auíìì forte que la sienne proche de Tibris ou Tauris,dans la plaine de Chaldiran (j). Aussitôt il assembla ses Visirs &fes Confi-dens, & tint conseil avec eux. Tous furent d’avis de différer la bataille jus-qu’ au lendemain, pour que ses Troupes eussent le tems de íe rafraîchir de lafatigue d’une longue marche. Stìim 11e fut pas de ce sentiment, par la rai-son que les ennemis n’étoient pas moins fatigués, & donna ordre de toutpréparer pour la bataille. Cependant il manda le Tefterdar on Orand-Tréso-rier Fifi Pacha, pour savoir son avis ; comme il se trouva d’accord avec leSultan (§), Selim s’écria, 0 quelle perte peur moi S 1 pour f Empire que cethomme naît pas été Grand-Visu il y a longtems (c)!

Grande Le Sultan ne perdit point de tems, donna Je signal du combat, & fit in*"otaille, ve q.j r c | e toutes parts les ennemis qui étoient rangés fous les murs de la vil-le. La bataille commença par une décharge de la grosiè artillerie, du côtéde l’aile gauche où étoient placées les Troupes de FEurope ; mais les batte-ries

(s) Cantimir, 1 . c. p. 175, 176. (r) Cantimir, I. c. p. 176-179.

, ( b ) Lcunclaviui & liicaut, ubi sup.

(*) H faut entendre quelques Courtisans d’importance, qui fous main favorisoient Ba-jazut ou rihned , & que Selim fit mourir les uns après ies autres. Cantimir. On doit mettreauíìì de ce nombre les enfans de ses freres . Qrchan fils d ,ilem Shah Makemtt fils de Jch 'lìi

Shah ; Onhin , Anwfa & Musa fils de Mahomet ; tous jeunes Princes de grande espérance,sur-tout M.hemet, qui avoit les plus belles qualités de corps & d’esprit. II tua deux de seabourreaux avant qu’ils pussent en venir à bout. **

(t) Roi des têtes rouges, c’étoit hmàêl SoS, à qui les Turcs donnoient ce sobriquet, parce-que ce fut tous ses auspices que se fit la ré formation de l’AIcoran, dont on a parlé. Cantimir.

( 4 -). C’c-st selon quelques-uris une vaste plaine, qui s’étend depuis les murailles de Tauris,qu’on appelle encore du même nom. ITautres croyent que c’est une petite ville, peu &■loignée de Tauris. Ce mot signifie un homme qui laisse tout à l’abandon & exposé auxvoleurs, du verbe KJnlarmn voler, doit vient Kkatdi rirum , faire voler. Cantimir.

(§) 11 dit entre autres choses : le gage le plus astirí■ de la vìSloire est iFattaqaer l'ennemitlèsq’ionl'apperçHt, f ms lui donner le tems d'ouvrir les yeux , pow nous examiner. Sur quoile Prince Cantimir observe dans une Note, que les Turcs font persuadés que la victoire se-ra de leur côté, s’ils commencent Patraque ; que cependant la derniere guerre qu’ils on£eue avec les Meuuns, a donné d’autres idées à leurs meilleurs Généraux,