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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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572 HIST. DE L’EMPIRE OTHOMAN. Liv. XVIII. Chap. X.

Section que Selirn lui envoyoit, il marcha avec celles qu’il pue rassembler cofltreI. Kara Khan. Dans le moment que les deux armées étaient prêtes à en ve*Ce qui s' est n } r aux mains, une nuée de papillons vint se placer entre les deux armées,A#/»/- les uns blancs & les autres rouges ; les blancs allerent du côté des amis desGuerre Turcs, & les rouges du côté des Persans : les blancs chargèrent les rou-lí’Egypte. ges avec une furie inconcevable ,& les obligèrent de se retirer. Lesgens de

— - Mahomet Beg encouragés par cet heureux présage fondirent vigoureusement

sur les Rafazl (*), & mirent aisément en déroute des gens déja à demivaincus par la superstition. Kara Khan même fut trouvé parmi les prison-niers , & le vainqueur lui fit sur le champ couper la tête.

Ses succès. Mahomet Beg ,animé par une victoire si inespérée,alla tout de suite asiìe-’ger la forte ville de Mardun (f) , que la famine & la peste obligèrent de serendre. Peu de jours après il emporta Mitsui (f) au premier assaut, passatout au fil de f épée & y mit le feu. Après la conquête de ces deux bouî*levards, les moindres villes (g) subirent aisément le joug, ensorte qu’entrès-peu de tems le Royâume entier des Curdes (**) & de Jlzireh (ff) furentannexés à l’Empire Othoman, ce qui couvrit Mahomet Beg de gloire &combla de joie Selim. Le Sultan conçut même alors le dessein de conquérirtout le Royaume de Perse, ou au moins de l’affoiblir à un tel point qu’il nepût plus fe relever (a).

Section

11 .

Conquêtede /’E-

SECTION II.

Conquête de /'Egypte.

gypte.

Guerre

«'Egypte.

S23-

1517.

O Ccupé de ses grands desseins, Selim partit de Constantinople Fan 92Z,,& alla camper proche d’Alep, à la tête dune armée plus nombreuse

(a) Cantimtr, T. II. p. 186-191.

qu au-

(*) Ou Hérétiques. Les Turcs appellent aîníî les Persans, pareequ’ils sontefune au-tre Secte qu’eux. Us leur attribuent calomnieuíement toutes sortes d’béréíîes, car toutce qu’ils en savent leur vient de la Perse même. Cantimìr. Les Arabes prononcent

(+) Communément Mardin , ville célébré de Mésopotamie. Cantimtr ,

(j) ville fameuse, qu’on preml communément pour l'ancienne Ninive. Idem. On- di®.que les ruines de Ninive font dans le voisinage de Muful, Masul ou Muscl.

(J) Telles furent Ame , Hadife , ílegtì, Sujari, H.tftnkesfi, Jcmishgerg , Amadie , Su-dik , Jeìdjeon, Baldir, Ham, Zerbuk & Iihayzan. Caraimir. Cet Auteur met Hafinkefi au*lieu de Hefn Kdfa\. au-lieu d’Amadie, il faut proprement Ommadiya.

(**) Ce Royaume, autant que je in’en souviens, s’étend depuis les bords de la Syriejuiqu’aux frontières de Perse, & se termine aux villes de Shehrezul & de Van ; les habi-tans font appellés Kiurdt , & p arien un Persan corrompu. Cdntimir, Ce sont ceux qu’onappelle communément Curdes.

(tt) Jazirch signifie uneTsle: e’est la Mésopotamie même, qui gît entre les Fleuvesfrat ou Euphrate, Morad , branche de ce Fleuve & Sihat ou le Tigre. Cantimìr. Jarsir eh signifie aussi une Prasqu’iíle, nom qui convient mieux à. la Mésopotamie quecelui d’ifle.