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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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yaume à Soìiman Pacha (*) & retourna à Constantinople (a). sJnùw

' L’ a nnée suivante, Soìiman porta de nouveau la guerre en Hongrie, & se i>rendit à Belgrade le 30 de Rajeb, à la tête d’une puissante armée. Ayantpassé la Save, il s’avança.vers Bude, & chemin faisant s’empara de Suliià k ge ( { e *& á'Osek (f) ; il fit rompre le pont qui donnoit le passage de la Drave.pro-vienne,ehe d’Osek. Les Hongrois arrivèrent peu après pour passer la Drave, mais &c.voyant le pont rompu ils furent saisis de frayeur , ne doutant plus que lesTurcs en s’engageant si loin nc fussent déterminés à vaincre ou mourir. Le de Mo.Roi de Hongrie, nommé Ladash (j), marcha en personne & sic une dili-hatz.o-enCe incroyable pour couvrir son Pays ; il vint camper en présence des Turcs 9 } 1 -dans un lieu appelle Mohaj (§). Le lendemain, qui étoit le 22 du mois Ziulca- 15251di les deux armées en vinrent aux mains, la bataille dura tout le jour, & 'se soutint des deux côtés avec tant d’égalité, qu’il étoit difficile de dire de .quel côté penchoit la victoire. Enfin vers le Soleil couché les Hongroistournèrent le dos, le Roi même périt, & les Turcs .demeurèrent maîtres duchamp de bataille & du camp des ennemis {b)'.

Cette Relation des Historiens Turcs reçoit un grand jour de celle des Au- Impruden-teurs Chrétiens. Solïman s’étoit déja avancé jusqu’à Sophie à la tête dc ^deux-cens-mille hommes, avant que les Hongrois se doutassent de son des- Hongrois,sein. Faute de tems ils ne purent rassembler que vingt-cinq-mille hommes;cependant, non seulement le plus grand nombre des soldats se déclaraientpour le combat, mais Tomorée Archevêque de Colocz leur Général, allé-gua de frivoles raisons pour en venir aux mains avec I’ennemi, avant quele Vaivode de Transilvanie eût joint farinée avec fa Cavalerie. Les Offi-ciers les plus sages regardoient comme une folie de risquer une bataille a-v ec une poignée de monde, &. déconseilloient "au jeune Roi. Louis de ris-quer sa personne ; mais les soldats ne vouloient point agir qu’il ne fûtà leur tête.

Etant arrivés à Mohatz, Báìibenc qui commandos favantgarde des Turcs Cmelle-composée de vingt-mille chevaux, la partagea en quatre Corps, & escar -mmtpu--moucha sans relâche avec les Hongrois, de maniéré qu’ils ne purent s’ap- mí ‘procher du Danube pour avoir dé seau. Tomorée , réduit par-Ià à la néces-sité de combattre, mit son armée en bataille en assez bon ordre, & barrica-da ses tentes avec des chariots. Mais hélas! dès le premier choc les Hon-grois furent accablés par le nombre des.ennemis, leur Général & un grandnombre de Seigneurs & de Prélats périrent. Le Roi Louis , entraîné par lesfuvards,se noya dans un marais, où son cheval sc jetta. De toute TannéeHongroise ìl ne se sauva que quelques Cavaliers, tout le reste fut tué dans11 J 3 fatale bataille, qui se donna le 29 d’Octobre 1526. Lorsqu’on pré-senta à Soìiman sept têtes sanglantes d’Evêques & de Seigneurs, il témoigna

être

(A Cantimir, T. II. p. 288-293- O) Lkm. p. 293, 294.

( *\ C’étoit VAmiral de la Flotte d’Egypte, qui vint se soumettre à Selim.s-n Ou Bffek: il y a un fameux pont de trois milles de long, fur un marais.

H) Ce n’étoit pas Ladisias, comme le dit le Prince Cantimir , mais Louis Ií. 'k) Ou Mohatz.

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