S O L IM;AN I. DIXIEME SULTAN. 619Les Troupes de l’Empercur ayant débarque'proche de cet endroit fans beau- Sect^o»coup d’oppoíìtion, le Marquis deì Vasto, son Général, assiégea le Château II.
dans les formes. Les Espagnols firent fort mal leur devoir dans cette ocea-lion, car après avoir vu tranquillement le brave Comte de Sarno taillé enpîeces devant leurs yeux, ils souffrirent encore beaucoup par leur négligen- ( ie Doriace dans une sortie des ennemis. Charlequint , mécontent d’eux, résolut d’a- 6?r.bréger en donnant un assaut général. Les batteries de terre & Je canon de ‘" """ ■■- ala Flotte ayant fait une grande breche, une partie des Troupes f attaqua ,tandis que les autres escaladèrent les murailles avec tant de résolution, qu’iîsentrerent dans la place malgré toute la résistance des ennemis, dont la plu-part furent tués ou se noyèrent ; mais Sinan , vaillant Juif, qui comman-doit, se sauva avec quelques autres. Par ia prise de cette place, les for-ces navales de BarberouJJe , qui peu auparavant répandoient tant de terreurpar toute la Méditerranée, tomberent entre les mains de l’Empereur (d).
Cependant Muley Hajfan se rendit au camp de Charlequint , & le soiíici- VEmpa-ta de le rétablir sur le Trône. L’Empereur lui répondit favorablement. II reur imr -instruisit ensuite Charles de sétat de Tunis, & l’assura que Barberoujse n’ose- ch - e lì 1 u 'roi t jamais soutenir un assaut, ou risquer une bataille avec ses Turcs. Ce fut™ 5 ’alors justement qu’un incident pensa donner lieu à une action générale. LesMaures ayant incommodé le camp des Chrétiens avec quelques pieces decampagne placées dans un verger d’oliviers, l’armée sortit en ordre, &
Monteso, Général de la Cavalerie Espagnole, fut détaché avec les enfansperdus ; mais ayant été attaqué & blessé par les ennemis, ses gens prirenthonteusement la fuite: l’Empereur le vit, chargea courageusement en per-sonne, mit les Turcs & les Maures en déroute, & s’empara du canon donton a parlé. Immédiatement après trente-mille Maures, qui avoient un Prê-tre à leur tête, tentèrent de surprendre Une petite tour sur une colline prèsdes ruines de Carthage (*), mais Charles arriva à tems pour la secourir, &tua le Prêtre avec plusieurs de ceux qui le suivoient.
La défaite de la Cavalerie Espagnole fít que plusieurs personnes conseil- Barbe*serent à l’Empereur de renoncer â son entreprise & de s’en retourner en musseEurope. Mais déterminé à la pousser, il s’avança contre Barbermjse , qui battH 'vint à fa rencontre avec un gros Corps de Cavalerie & d’ínfanterie, à troismilles de Tunis. Le Marquis del Fajlo lui ayant conseillé de livrer bataillesans attendre son gros canon, on en vint d’abord aux mains: le combat futvif mais court, car les Maures tournèrent le dos après avoir perdu environtrois - cens hommes, èv. BaìbevouhJc íe 1 étira dans la ville. Chagrin de 3 afâcheuse situation où il se trouvoit,i!fut sor le point de faire massacrer tousles prisonniers Chrétiens, mais le Juif Sinan l’en empêcha.
Ces captifs, au nombre de six-miile, furent informés de ce barbare 'dessein Le Chupar quelques renégats, & avec leur secours ils rompirent leurs chaînes, fetemsur-saisirent des premier es armes qu’ils trouvèrent sous leur main,, fondirent sor p Z h . ^ .fles Turcs, & s’en rendirent maîtres. Cette étrange révolution pensa déscs - Vllleî,riJe ’
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ss) Pau J. 'Jovim. ììicaut, ubi sup,(*) A douze milles au Nord de Tunis.
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