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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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SOL IMAN I. DIXIEME SULTAN. 6 3S

traiter de la rançon de quelques prisonnierslui fournit des choses dont il SpxtíoVavoit beíbin, de peur quil ne commît des hostilités fur les Terres des Génois (a). " n.

LAmiral Turc, ennuyé de rester si longtems inutile en Provence, deman- Ex vhitsda au Roi de France la permission ou de se retirer , ou de ravager les côtes f ^ ar « edEspagne ; mais ce Monarque ne pouvant se résoudre à lui accorder la se- Doriaconde demande, lui fit présent, pour remplacer les Turcs qui étoient morts, & c .de tous les esclaves Mahométans qui étoient fur ses Galères, au nombre dequatre-cens,de provisions & de plusieurs autres choses. Barberoujfe étant j 1 Ad-aptés cela parti de Toulon, alla aborder à lIfle dElbe, appartenant au Duc U S

de Florence ; il fit demander au Gouverneur Jppïano le fils de son ancienami Sinan le Juif, qui y étoit détenu prisonnier : le Gouverneur répondit,que le jeune homme s étant fait Chrétien il ne pouvoit absolument le lui rendre ,mais que pour ï amour de lui il le traiteroit comme J on fils. BarbcrouJJe negoûta point cette excuse, fit descente, enleva beaucoup de butin, & sefit rendre le prisonnier. Mais la liberté du fils causa la mort du pere ; celui-ci fut tellement saisi de joie en le voyant, quil tomba en foiblesse & mouruten le tenant entre ses bras.

Barberouffe , en quittant llfle dElbe, alla aborder dabord à Telaman, & Son retourde- à Porto Hercule, quil brûla. II ravagea ensuite les Isles de Gigio « Co1 ?-& dIschia; il réduisit en cendres les trois principaux bourgs de la demie- slanUn0re, & enleva un grand nombre de captifs de lune & de lautre ; il tâcha p e 'après cela de se rendre maître de Pouzzol S mais le secours venu de Na-ples lobligea de renoncer à son entreprise. II fut plus heureux dans lIslede Lipari, qu il dévasta, & ayant brûlé la ville il emmena environ fept-roille prisonniers a Constantinople. Soliman le reçut avec distinction, ébapprouva fa conduite. Ce fut- fa derniere expédition : il mourut en 1547 (*).

Revenons à-présent à la guerre de Hongrie. Ferdinand fut allarmé de la Ferdinandréponse que la Porte avoit faite à ses Ambassadeurs, deforte quà fa sollici- entre entation les Princes & les Etats dAllemagne résolurent unanimement darmer Hongrie,pour reprendre sur les Turcs Bude, & les autres places de Hongrie. Dansce dessein ils mirent fur pied une armée de trente-mille hommes de pied &de sept-mille chevaux, sous les ordres de Joachim Marquis de Brandebourg.

A Vienne ils furent joints par les Troupes de Ferdinand, qui consistoient endix-mille chevaux de Stirie, quinze-mille de Hongrie , & trois-mille Fantas-sins Italiens, gens délite, que le Pape Paul III. avoit envoyés fous le com-mandement df Alexandre Vìteiiìo. Ee Marquis se mit en campagne mais ilmarcha st lentement le long du Danube, que les Officiers dííoient que lEtéferoit passé avant quil commençât à agir. Etant arrivé enfin à Gran, le bruitcourut que Soliman étoit en marche pour la Hongrie, à la tête dune puis.santé armée, mais lés espions que le Marquis avoit envoyés à Sémendrierapportèrent quil nétoit arrivé gueres que trois-mille Turcs à Bude, & q ue

Flot-

O) Rtcaut, ubi íup.

(*) II fut enterré dans fa maison, nommée Bcyziktmh, proche du Bosphore de T hrsce,

2 quatre milles environ de Pera; & pour rendre son tombeau célébré, il y fit bâtir uneMosquée à ses dépens.

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