6z6 HIST. DE L’EMPIRE OTHOMAN. Lív. XVIII. Chap. XI.
Section Flotte ennemie étoit moins forte que celle du Roi ; ces nouvelles détermine-H. rent à marcher à cette Capitale. Mais le Général, contre l’avis de ses Of-Exphtts Aciers, voulut passer le Danube,& se rendre premierement maître de Pess,rousseâf"P our àclliter la réduction de Bude. Dans le même tems Médicis , Amiralde Dona de la Flotte, descendit la Riviere, & chassa les Turcs de Pille Ste. Mar*&c. guerite, qui est un peu au-dessus de Pest. _ ^
ds ' P- e Murquis vint donc mettre le siégé devant Pest, les Turcs firent plu.Pefc! sieurs sorties, dans Pune desquelles Vìtellio les ayant attirés après lui, en fei-gnant de se retirer, Percne se glissa avec la Cavalerie légere entre eux &la ville, desorte qu’il y en eut cinq-cens de tués. Fiers de ce petit avanta-ge , les Chrétiens élevèrent leurs batteries, & ayant fait une breche, qua-tre Compagnies Italiennes avec Vitcïïio á leur tête, monterent courageu-sement à Passant; mais n’ayant été soutenus ni des Allemans ni des Hon-grois, ces braves Italiens furent obligés de se retirer en désordre avecperte de sept-cens hommes. Découragés par cet échec, on délibéra si onléveroit le siégé ou non ; mais pendant qu’on débattoit cette question, il serépandit un faux bruit, qu Ahmed, à la tête de la Cavalerie Européenne, mar-choit à eux, ce qui détermina à la retraite. Mais avant qu’on eût exécutécette résolution, les assiégés firent une sortie & escarmoucherent avec lesHongrois. Ce fut dans cette rencontre qu’un des principaux Officiers Turcssouhaitta de voir Vìtellio ; on le lui montra, & il vint à lui, P embrassa parestime pour son mérite, & se retira ensuite (d).
Levé. Les Turcs s’apperçurent la nuit suivante que Parmée marchoit vers laFlotte, ils sortirent alors de tous côtés, reprochant aux Chrétiens leur lâ-cheté, & poursuivirent vivement P arriéré - garde. Ulémas , Gouverneurde Bude, passa même la Riviere, & les suivit avec tant d'ardeur, qu’ilsauroient beaucoup souffert, si Vìtellio & ses Italiens n’avoient courageuse-ment fait ferme, & engagé la Cavalerie Allemande & Hongroise à fairevolte-face contre les ennemis, qui furent mis en déroute, & perdirent assezde monde dans leur retraite. L’Armée Chrétienne continua alors fa marchefans inquiétude ; mais sept-cens Allemans malades, qui me pouvoient sui-vre , furent massacrés à fa vue par la Cavalerie Turque. Quand les Troupesfurent arrivées à Vienne, on les licentia ; mais pour cacher la honte de cet-te malheureuse expédition, & détourner les-discours du Peuple fur un autreobjet, l’illustre Pierre Perene, un des premiers Seigneurs de Hongrie, futarrêté par ordre de Ferdinand & condamné à une prison perpétuelle, commetraître, sur un prétendu soupçon qu’il aspiroit à la Couronne de Hongrie.Grr.n aflk- Solinian , étant arrivé en ce tems-là en Hongrie, envoya Amurath Gou-fícmem verneur de Dalmatie, & le Persan Ulémas pour assiéger FValpo ; la Garni-■mclue. son livra la place, & pour récompense de sa trahison elle fut taillée en pie-ces, tandis que les Turcs traitèrent le Commandant très-civilement. Laville de Cinq-Eglifes & Siclos furent aussi bientôt rendues, mais la Garni-son de la derniere fut passée au 61 de l’épée, parcequ’elle ne s’étoit pas ren-due plutôt. Le Sultan, informé de ces succès, partit de Bude pour aífieger
Gran,
(a) Ricaut r in Solinian I.