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25 (1765) La suite de l'histoire d'Afrique; des différentes nations des Hottentots, avec la description de leurs côtes et des établissemens des Hollandois parmi eux; celle des royaumes de Benguela, de Congo, d'Angola ...
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I.

Situation,Nom ,Nations ,Mœurs&c. cìcsHatten-tots.

Portraitdes Hot-tentots.

Coutumes

barbares.

g HISTOIRE DES HOTTENTOTS. Liv. XX. Ciiap. VIII.

& entre ceux-ci & Angola il y a encore plusieurs autres Peuples (d).

On fait accoucher les Femmes Hottentotes par le moyen dune décoctionde tabac & de lait, quand elles ont de la peine à délivrer. On frotte len-fant de fiente de vache, on le lave ensuite du jus de Figues Hottentotes,quon laisse imbiber au Soleil, alors on loint de graisse feule ou de graissemêlée avec du beurre. Le pere ou la mere lui donnent le nom de ranimaiquils aiment le plus, par exemple cheval, lion, brebis, âne. On lui ap-prend à fumer aussitôt quil est sevré. Les Hottentots font dune bonnetaille, droits K bien faits; la plupart ont cinq à six pieds de haut, mais lesfemmes font beaucoup plus petites, & ont les pieds petits & délicats. Ils nefont guere sujets aux. maladies, & vivent longtems. Ils ont le teint cou-leur dolive, la tête fort grosse & les yeux vifs, le nez plat, les levres e-paisses, les dents blanches comme de lyvoire, les cheveux comme ceuxdes Negres & fort noirs, les pieds grands & larges. Bien-que les Hotten-tots reconnoissent les fruits que les Européens recueillent de leur industrie& de leur travail, ils font toujours les gens les plus paresseux de lUnivers;ils ne savent ce que cest que fe couper les ongles des mains & des pieds;penser selon eux cest travailler, & travailler cest le fléau de. la vie; ils pas-sent les trois quarts de la leur avec une stupidité étonnante dans une hon-teuse oisiveté. 11s ne laissent pas dêtre à loccasion dune grande activité ;ils devancent à la course le cheval le plus vite; ils íè servent avec beaucoupdadresse de leur arc, lancent des pierres, lhassagaye, & leurs rackumsou bâtons avec une grande dextérité. Bien - quils ignorassent la culture &les qualités du tabac avant larrivée des Européens, ils y excellent à-pré-fent, & on les consulte souvent & sur lagriculture en général, & sur lesqualités du tabac en particulier. Leur affection les uns pour les autres ,leur hospitalité, la compassion pour les malheureux & envers les Etran-gers, font des qualités qui les distinguent; de-même que le bon-sens, léqui-, & la promptitude à rendre justice, & la chasteté, surpassant à ces égardsla plupart des autres Nations ; avec tant de bonnes qualités ils ne laissent pasde pratiquer les coutumes les plus barbares & les plus inhumaines, fans au-tre raison que ca été de tout tems lusàge des Hottentots, cest- Tuniquefondement de leurs institutions ( b ).

Si une femme accouche de deux jumelles, ou dun garçon & dune fille,& que les parens étant riches Ja mere fe plaigne quelle na pas assez delait, ou quétant pauvres ils allèguent quils ne fauroient les élever, tousles hommes du Kraal, assemblés exprès, donnent permission de prendre laplus laide ou la plus malfaite, & de lenterrer toute vive, ou de lexposersur un arbre ou dans des buissons aux bêtes féroces.

Leur procédé envers leurs parens qui font devenus si vieux quils fonthors détat dagir, nest pas moins barbare. Lorsquun homme est décré-pit, son fils ainé, ou en général son plus proche parent mâle, qui est sonhéritier, les femmes nayant rien que de son consentement, fait assemblertous les hommes du Kraal, leur communique le dessein quil a de fe défairedu vieillard, dont il décrit le malheureux état, demandant quil plaise à

Tas-

(a) Kolbe T. I. Ch. 9. {b) Idem Un d.