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25 (1765) La suite de l'histoire d'Afrique; des différentes nations des Hottentots, avec la description de leurs côtes et des établissemens des Hollandois parmi eux; celle des royaumes de Benguela, de Congo, d'Angola ...
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HISTOIRE DES HOTTENTOTS. Liv. XX. Chap. VIII. ! 13

La Coutume des Hottentots de retrancher un testicule aux mâles, leur Sectionest particulière ; Saar , Vogel , Tachard , Boevingôc dautres, ont cru quel- I. _le na dautre but que de leur procurer cette agilité ôt cette légèreté à lacourse, qui les distingue des autres Peuples. Quelques Hottentots failli -Rations,rent eux-mêmes, mais Koìbe cross que c est une cérémonie religieuse, & il Mœurs 'assure que les plus intelligens, qui gardent dailleurs un profond secret sur &c. deslorigine de leurs coutumes, lui ont dit, que c est me lol établie parmi eux Hotten-

depuis un tems immémorial , qu aucun homme ne pourra connoître me femme , tots '__

qu on ne lui ait premìeremeut ôté le testicule gauche. Cest aussi pour faire ob- Coutumeserver constamment cette Loi, que le tems de sopération est fixé à l'âge fmgulkre.de huit ou neuf ans. Si quelquun venoit à la négliger, il ny icoit pas moinsque de la vie, & la femme qui auroit eu le malheur de coucher avec un telhomme, courroit risque d'être mise en pieces par les autres, parcequellesfont dans lidée, que tout homme à qui lon na point fait ce retranche-ment engendre constamment des jumeaux. Aussi les filles, quand elles semarient , ont grand soin de faire examiner préalablement par leurs pa-rons ceux qui les recherchent, la modestie les empêchant de faire elles--mes cet examen {a).

Celui qui veut se marier, sil a encore son pere, ou quelque autre pa- Mariages,rent de qui il dépende, doit lui communiquer son dessein, & obtenir sonapprobation. Si le pere ou parent lapprouve , il va sur le champ avec lejeune homme chez le pere de la. fille, pour la demander en mariage. Ce-lui-ci va consulter sa femme ; il ne tarde pas à rapporter une réponse posi-tive & le plus souvent favorable ; le refus est rare, & na presque jamaislieu que lorsque la fille est déja accordée à un autre. En ce cas-, le pere& lamant se retirent. Si lon consent à la proposition, & que le galantsoit émancipé L fait homme, lépoux futur court choisir deux ou trois bœufsgras, suivant les facultés & le rang de fa famille, & il les conduit à la hut-te de fa future. Tous ses parens laccompagnent ; ils font reçus par ceux de .la belle avec des témoignages damitié & des caresses extraordinaires. Tou-te la compagnie se frotte le corps de graisse, &í se saupoudre de Buchu : lesfemmes, pour paroître plus belles & faire plus dhonneur à la fête, se bar-bouillent le front, les joues & le menton de terre rouge. On passe ensuite -ê la cérémonie nuptiale : les hommes se tenant accroupis, forment un cer-cle , & les femmes à quelque distance un autre. Le futur époux esc au mi-lieu du premier cercle dans la même attitude que les autres. Alors le Prêtreou le Suri, qui est toujours celui du village demeure lépouse, entre dansle cercle des hommes, sapproche du futur époux & lasperge de son uri-ne, que celui-ci reçoit avec une grande avidité, la mêlant avec la graisse &la poudre de Buchu dont il sest frotté. Ensuite le Prêtre passe dans le cer-cle des femmes, & fait la même aspersion sur la future épouse, qui ne sentient pas moins honorée. 11 va & vient jusquà trois fois de lun à lautre, enrépétant la même cérémonie, jusquà ce que son eau de bénédiction soit épui-sée. Pendant fasperfion il donne à lun à à lautre les bénédictions suivantes:Puist'uz-vous vivre longtems & heureusement ensemble! Puistìez-vous avoir un fils

avant

D) Kolhe P. I. Ch. iS.