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25 (1765) La suite de l'histoire d'Afrique; des différentes nations des Hottentots, avec la description de leurs côtes et des établissemens des Hollandois parmi eux; celle des royaumes de Benguela, de Congo, d'Angola ...
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OCCIDENTALE DAFRIQUE. Liv. XX. Chap. XI. 247

îîgion ; ce quil y avoit de pis,cest quelle avoit épousé un homme insolent, Sectionbrutal & cruel, qui du vivant même de la feue Reine avoit osé la traiternon seulement avec mépris, mais avec brutalité, quoiquil fût redevable de ^fa fortune à cette généreuse Princesse. II alla plus loin encore après son avé- re ( iunement à la Couronne, son ambition le porta à semparer de toutes les dEÀ- Royaumeres, à la dépouiller de lautorité & de la Dignité Royale par les voies les Angola,plus inhumaines, & à fe servir de tout son pouvoir pour abolir la Reli- 'gion Chrétienne dans le Royaume, ayant pour la Foi une haine implacablequil avoit cachée, & lon verra par la fuite quil ne réussit que trop biendans ses criminels desseins.

Ce misérable ingrat étoit fils dune esclave, nourrice de Zingha ; cette m/foire dePrincesse avoit conçu tant damitié pour lui, quelle lui avoit donné sonpro- Monapre nom, en y ajoutant celui de Mona; quand elle fut parvenue au trône,elle l'éleva par degrés à la place de Capitaine-Général. On a vu plus hautde quelle façon cette Princesse lavoit engagé à jouer son rôle dans laffairedu prétendu miraculeux Crucifix, bien-quil fût un zélateur très-ardent dela Secte des Giagas; & quil sétoit retiré de la Cour, voyant que cette ru-se nétoit quun prélude du retour de la Reine à la Religion Chrétienne, &destinée à rétablir dans le Royaume. On a vu encore quayant appris quele mariage de la Princesse Barbara avec Don Juan , Prince du Sang Royal,étoit rompu, il la demanda avec une insolence, qui donne lieu de soupçon-ner que la crainte quil ne révélât le mystère & quil nexcitât quelque sou-lèvement , fut le seul motif qui détermina Ja Reine à consentir à ce maria-ge. Le traitement cruel quil fit à cette Princesse après savoir épousée,lobligea à se réfugier dans le Palais, & il eut linfolence de la tirer par for-ce de cet asyle sacré; la Reine en fut fi.indignée, quelle lauroit fait tail-ler en pieces en fa présence, si le Pere, espérant de le convertir, navoitobtenu avec bien de lapeine sa grâce & quil conserveroit sa charge ; mais il nelui inspira pourtant pas des sentimens favorables pour la Religion Chrétien-ne. Au contraire dans la fuite il inventa contre lui une accusation dignede lEnfer, pour le faire périr & ruiner sa Religion. 11 fit courir le bruitque la Reine Zingha avoit été empoisonnée par quelques plats accommodésà la maniéré dLurope, dont le Frere Ignace lavoit régalée quelquefois, &il attribuoit les maux dont fa femme étoit attaquée à quelque charme ou sor-tilège. 11 la persuada même, ou pour mieux dire la força de consentir quonfît venir quelques Singhilles, & à se servir de leurs remedes superstitieux.

Le Pere, bien loin d'être découragé par ces calomnies, alla hardimentau Palais, & blâma vivement la Reine de sêtre laissée séduire par ces reprise defourbes, & la convainquit parla force des raisons que son zele lui suggéra, s a f° ible Js e 'combien il y avoit de folie & de crime dajouter foi à ces superstitions im-pies ; il la menaça même dabandouner le Pays, demporter la croix & tou-tes les choses saintes, les seules dont elle pût espérer du soulagement, &de la laisser elle & ses peuples en proie aux malheurs que son apostasie nemanqueroit pas d attirer fur eux. La Reine confuse, qui avoit sur elleles anneaux superstitieux que les Singhilles lui avoient donnés (*) jetta un

pro-

( ; Ce qui intrlguqit le plus les Médecins de la Reine, étoit une enflure de jambes ; un de