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25 (1765) La suite de l'histoire d'Afrique; des différentes nations des Hottentots, avec la description de leurs côtes et des établissemens des Hollandois parmi eux; celle des royaumes de Benguela, de Congo, d'Angola ...
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S 0Z HISTOIRE DES PAYS DE LA COTE

Section quun des Partis ait du dessous, ou que les avantages étant égaux ils soientVin. 1 obligés de faire la paix. Cest à quoi les Capitaines font souvent contraintsGouverne- p ar j es soldats, fur-tout dans le teins quil faut ensemencer les terres ou faireTrTor-" L récolte, car alors chacun veut fe retirer chez foi pour soccuper de sesIZ affaires domestiques. Comme les soldats servent sans solde, ils se lassentpersonnes aussi bientôt de la guerre, lorsquils ne font pas autant de butin quils l'a-pannt les voient elpéré.

^ Quand un Roi prend la résolution dattaquer ses voisins, il fait avertir sesdQikc. sujets, par le ministère des Gouverneurs de _sassembler en armes, au jour LL dans le lieu quil indique. il tient conseil avec ses Capitaines & les No-bles; farinée est bientôt prête à marcher, on tombe brusquement dans lePays ennemi, & après avoir remporté quelque avantage, la guerre se dé-clare ; car les Negres ont pour maxime, que porter le premier coup, cestavoir remporté la victoire à demi. II est vrai que leurs guerres ne coû-tent pas beaucoup, on achette le plus puissant allié pour moins de vingt-mille florins ; & quand il est une fois engagé, il agit souvent avec autantde rigueur que la Partie principale , à moins quil ny ait un Prince politiquequi gouverne.

Manìere Les Negres nobservent ni ordre ni discipline dans leurs combats. Cha-de combat- q Ue chef est au milieu de ses gens, qui forment un gros autour de lui ; ilstre ' attaquent ainsi un autre corps qui fe trouve devant eux dans le même ordre,lis font aussi quelquefois rangés en lignes, mais la lâcheté des uns & litn-pétuoíité des autres y met bientôt la confusion. Ils ne se tiennent jamaisdroits en combattant, mais courent tout courbés. afin que les balles leurpassent par dessus la tête. II y en a qui savancent en rampant jusquà len-nemi, font leur décharge, & retournent aussitôt vers leurs gens en courantde toute leur force, & íì vite, dit Barbot, quune balle ou une fléché ne peutles atteindre (a) ; & Bosman assure que les gestes, les contorsions, les gri-maces quils font feroient prendre ces actions pour un badinage de singesplutôt que pour une bataille (b). Le butin, qui est le principal objet de laguerre, consiste en prisonniers, & dans les ornemens dor & de corail dontils font chargés. Quand un Etat maritime est en guerre avec un autre delintérieur des terres, les soldats peuvent faire un butin considérable,parce-que les Negres de lintérieur du Pays fe parent de ce quils ont de plus ri-che quand ils vont à la guerre. Les prisonniers du commun, qui ne fontpas en état de payer de rançon, font vendus pour esclaves , mais ceux dedistinction font mis à une grosse rançon. S'ils prennent celui qui est fau-teur de la guerre, ils ne lui rendent presque jamais la liberté, pour quelqueprix que ce soit, de peur quil ne recommence la guerre. II reste prison-nier toute sa vie , ou on sen délivre par la mort. Le Nègre le plus riche& le plus puissant ne peut jamais se vanter de ne pas tomber dans lefclava-ge, sil a le malheur dêtre fait prisonnier , parcequon le met quelquefoisà une si grosse rançon quelle surpasse tout ce quil possede & ce que stsparens peuvent faire. II sen trouve qui, désespérant de recevoir jamais la

(a) Barbot , p, 314. Çb) Bosman , Lett. XI. p. 188.