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36 (1773) La suite de l'histoire de la république de Gêne, l'histoire de l'isle de Corse, de Bologne, de Parme et de Plaisance, et l'histoire du duché de Milan
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DE GÊNES. L iv. XXIV. C h. IV. *65

excuser fa conduite envers le Duc los sujets de plainte que la France avoir g ECT ycontre ce Prince, qui tenoic mal lesengagemens quil avoir pris avec elle par Histoire dcle Traité de Suze, ne faisant pas comme il falloir le service de lartillerie; nen Gênes da-fourniíTant pas la quantité nécessaire pour entreprendre les sièges, non plus que $ uis j547les vivres & munitions nécessaires pour la subsistance de 1 armée dans ia mar -^'^ tnclje; & fur-tout n'avant pas complctté le nombre de troupes quil setoit en- -gagé de mettre fur pied pour cette expédition. En conséquences de ses sujets Sujets d;tic mécontentement, faux ou réels, Lesdiguieres refusa daller plus loin avec P íai,ítcson armée jufquà ce que le Duc eut satisfait h tous ses engagemens & pourvules magasins de vivres pour trois mois (d). Linaction de Lesdiguieres & la le Généra?mésintelligence des deux chefs sauvèrent Gênes visiblement. François.

Ce contre-tems inattendu qui arrêtoit le Duc au milieu de ses succès, affli-gea beaucoup ce Prince qui se vit ainsi obligé de rester ìnactif ou dagir toutseul. Ne voulant pas cependant sarrêter en si beau chemin, il détacha lePrince de Piémont avec quelques mille hommes pour faire la conquête de lacôte occidentale qui lui avoit été assignée pour fa part de lEtat de Gênes, parle Traité de Suze. Peut-être avoit-il pour but de se venger du Connétable Ôcdes François en s'emparant tout seul de cet Etat & en faisant voir quil na-voit pas besoin du secours de ses alliés. En outre il avoit en vue de chasser Progrès dules troupes Génoises de la principauté dOneille à lui appartenante, elles deétoient entrées pour faire diversion, & sétoicnt emparées de quelques places. du

Le Prince sse Piémont parvint fans obstacle jusquaux frontières de cette prin-cipauté, il se rendit maîtresse Piéve, ville considérable de la dépendancede Gênes, mais mal fortifiée. Jérôme Doria sy étoit jeté avec mille hommesde troupes réglées & quinze cens de milice ; moins dans iespeir de sy défen-dre long-tems que dans la vue darrêter un instant les progrès des Piémontois.

II se vit bientôt obligé de capituler ; & même un mal-entendu sut cause queles afflégeans scmparerent de la place avant que la capitulation eût été dresséedans les réglés ; ce qui occasionna le massacre de près de deux cens hommesde la garnison & la prise des autres qui se rendirent prisonniers de guerre :- p r ;jy á > trôme Doria fut du nombre. La prise de Piéve fut suivie de celle de presque Piéve £ 3 »toutes les autres places de la côte occidentale; Albenga, Oneille, Port Mau- Vautresrkte, Snn-Rcmo, Vintimille & autres moins importantes se rendirent toutes P íacis 'fans résistance aux Piémontois. II ne leur restoit plus que Savone à soumet-tre sur cette côte (b'). Dans le même teins le Duc de Savoye se disposoit àmarcher vers Gênes & faisoit tous les préparatifs nécessaires pour entreprendrele siège de cette ville. Plusieurs autres Puissances armoient tant en Italiequailleurs, probablement dans le dessein de seconder les François contre FEf-pagne & Gênes, ou de profiter des malheurs de cette République pour en-vahir & démembrer son Etat. Tout redoubloit les justes alarmes des Génois. AlarmaIls craignoient pour la Corse, pour Sarzane & Sarzanello que le Grand-Duc des Génois -de Toscane fembloit menacer en vertu des anciennes prétentions de la Répu-blique de Florence fur ces deux places. Ils étoient dans la plus triste situa- âà.

(a) Hist. des Révol. de Gènes p. 220 (L) Hiss. de Gènes par !e Chev. ( M,

222. Introd. á lHist. Univers. Tom. II. Tom. III. Liv. Xlil. p. 71lJv. II. Chap. VI. p. 477.

Tom XXXVI, (I)