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généraux, qui le rcgardoient comme contraire à l’union,Jean de Witt se borna à le faire approuver aux Etatsd’Hollande, qui allèrent même jusqu’à arrêter l’entièresuppression du stadkoudêrat *.
Les choses restèrent dans cet état jusqu’à l’invasionque fit Louis X1Y dans la Hollande. Les progrès ra-
Î ndes de ce prince amenèrent alors une révolution enaveur du prince d'Orange. La faction dominante, à lalêle de laquelle se trouvoit Jean de Witt , perdit l’af-fection du peuple. On l’accusoit d’avoir négligé le mi-litaire et livré l’état sans défense à l’ennemi. Le signalde la révolution fut donné par la petite ville de Yeerrlans la Zélande . Guillaume 111 y fut proclamé stad-houder, et l’exemple de cette ville fut suivi par toutescelles de la Hollande et de la Zélande . Partout lepeuple força les magistrats à déférer le stadhoudératau prince. L’édit perpétuel fut supprimé, et le stad-houdérat confirmé à Guillaume III par les Etats as-semblés. On.rendit même cette dignité, ainsi que lacharge de capitaine-général, héréditaires pour toute ladescendance mâle et légitime du prince 2 . Ce fut àcette occasion que les deux frères Jean et Corneille deWitt furent massacrés par le peuple attroupé à laHaye 3.
Guillaume III ayant été élevé au trône de la Grande-Bretagne , par les secours des Etats-Généraux , con-serva le stadhoudérat avec la charge de capitaine etd’amiral-général de la république. L’Angleterre et laHollande, réunies sous l’autorité du même prince,agirent depuis de concert pour traverser les vues am-bitieuses de Louis XIY. Ce prince en ressentit les ef-fets 5 principalement dans la guerre pour la successiond’Espagne , où les Etats-Généraux firent, conjointe-ment avec l’Angleterre, les plus grands efforts pour lemaintien de l’équilibre du continent, qu’ils croyoient
menacé, i
Il dec. 1667.
Rétablissement
du
stadhoudérat.
1672.
juin 1672.
Les
ProvincesrUmeset l’Angleterreréunies sousGuillaume ÏIL1688.