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PÉRIODE VII.
Nouvellebarrière coulrela Fiance.
l 5 nov, 1715.
Troubles
intestins.
C’est eu considération de ces efforts. qu'on assuraaux Ilollandois , par le traité (le la grande alliance, demême que par les traités de paix d’Utreclit, une bar-rière contre la France . Cette barrière fut plus ample-ment déterminée par le traité connu sous le nom detraité de la barrière et signé à Anvers sous la médiationet la garantie de la Grande-Bretagne. Les provinces etvilles des Pays-Bas , tant celles qui avoient été possé-dées par le.roi Charles II, que celles que la France avoit cédées parles traités d’Utreclit, furent transféréesà l’empereur et à la maison d’Autriche , à conditionqu’elles ne pourroient jamais être cédées, à quelquetitre que ce fut, ni à la France , ni à tout autre prince
Ï ui ne seroit pas successeur et héritier de la maison'Autriche en Allemagne . On convint d’entretenirconstamment dans les Pays-Bas autrichiens un corpsde trente à trente-cinq mille hommes dont l’empereurfourniroit trois cinquièmes, et les Etats-Généraux deuxcinquièmes. Enfin on y accorda aux Etats-Générauxgarnison uniquement composée de leurs troupes, dansles villes et les châteaux de Namur, Tournai, Menin ,Fûmes, Warneton et fort de Knoque, et l’empereur■s'engagea à contribuer d’une certaine somme annuelleà l’entretien des troupes hollandoises 1 .
Depuis l’affermissement de sa liberté et de son indé-pendance par la paix de Westphalie, la Suisse futconstamment attentive à maintenir le système de neu-tralité qu’elle avoit adopté, et à ne prendre part auxdémêlés de ses voisins qu’en fournissant des troupesaux puissances avec lesquelles elle avoit des traitésd’alliance. L’heureuse impuissance qui résultoit de lanature de son union, lui dictoit cette conduite, et en-gageoit aussi les puissances européennes à respecter laneutralité helvétique.
La paix profonde dont jouissoit la Suisse , à la faveurde cette neutralité, ne fut troublée que par quelques
1 Dumont, t. VIII, part. I, p. 458. Hist. des traités de paix,refondue, t. II, p. tCg.