1 648 —1713. ^7
la disposition des esprits pour augmenter le pouvoirvoyal J et pour abaisser celui du sénat et de la noblesse.
Guidé par ses conseils, le roi convocpia les Etats duroyaume à Stockholm , en logeant dans la ville lesrégi mens de ses gardes ; il eut soin d’éloigner ceux desnobles qu’il croyoit avoir le plus à redouter. Une accu-sation fut portée à la diète contre les ministres qui«voient géré les affaires pendant la minorité du roi.
On leur attribua les malheurs’et les pertes de l’état, eton les en rendit responsables. Ee sénat fut aussi in-culpé ; on lui reprocha des abus d’autorité, et l’onproposa à l’èxamen des Etats la question de savoir sil’autorité que le sénat prétendoit avoir, étoit conformeaux lois du royaume. Les Etats déclarèrent que le roi 10 | l ecem 'n’étoit tenu à d’autre forme de gouvernement qu’à celleque lui prescrivoient les constitutions du royaume :que le sénat ne présentoit ni un cinquième ordre,ni un pouvoir intermédiaire entre le roi et les Etats,qu’il ne devoit former que le simple conseil du roi,et n’avoir qu’une voix consultative. ...
U11 collège de réunions fut établi dans cette mêmediète, à l’effet de rechercher tous les domaines donnés,vendus , hypothéqués ou échangés par les précédensrois , soit en Suède, soit en Livonie , avec offre de lapart de la couronne de rembourser aux propriétairesles sommes qu’ils en avoient originairement payées.
Cette opération augmenta considérablement les re-venus du roi ; mais une foule de propriétaires en furentcomplètement ruinés. Une diète subséquente ren- 1chérit encore sur celle de 1680. Elle statua que s ilavoit été enjoint au roi de gouverner le royaume sui-vant les lois, cela ne lui ôtoit pas le pouvoir dechanger ces mêmes lois. Enfin la diète de 1690 déclaraque le roi étoit maître absolu, et seul dépositaire dupouvoir suprême , sans être responsable de ses actionsà qui que ce soit sur la terre, et qu’il avoit la facultéde gouverner le royaume selon son bon plaisir 1 .
1 Anecdotes de Suède t ailnlniées à PuTEimom ; WiLnu îlist,pragm, Suceur , c. 3 , sect. 4 .