9 mars i 658 .5 juin 1660.
Révolutiondans Je
64 PÉRIODE VIT.
qu’elle fit au tzar des provinces de Livonie, d’Estonie .d’Ingrie et de Carélie, d’après un règlement de limitesqui fut déterminé par le traité J .
Danemarck; sa L’ascendant que la Suède avoit pris dans le Nord,triste situation, depuis le règne de Gustave-Adolphe , étoit devenutellement funeste au Danemarck, qu'il faillit memed’en être bouleversé et effacé du nombre des puissanceseuropéennes. Ce royaume ne se tira de la guerre dé-sastreuse qu’il eut à soutenir contre Charles X. quepar le sacrifice qu’il fit de plusieurs de ses meilleuresprovinces, telles que la Scanie, la Bleckingie , la Hal-lande et le gouvernement de Bahus. que FrédéricIII céda à la Suède par les traités de Roschild et deCopenhague .
Ce fut à la suite de cette guerre qu’il arriva une ré-^nement. v °lution dans le gouvernement du Danemarck. Jusque-là l’aristocratie des nobles y avoit prédominé. Le trôneétoit électif, et tous les pouvoirs se trouvoient concen-trés entre les mains du sénat et des principaux membresde la noblesse. La prérogative royale se bornoit à laprésidence du sénat et au commandement des troupes.Le roi étoit même obligé , par sa capitulation , deprendre, dans toutes les affaires qui n'exigeoient pasle concours du sénat, l’avis des quatre grands officiersde la couronne , qui étoienl le grand-maître, le chan-celier, le maréchal et 1 amiral, qu’on pouvoit regardercomme autant de rivaux de l’autorité royale.
Etats-generaux L’état d’épuisement où le Danemarck étoit réduit’ Copenhague, au moment de sa paix avec la Suède , mit le roi Frédé-ric III dans la nécessité de convoquer les Etats-Géné-raux de son royaume. Ces Etats, composés de troisordres, de la noblesse, du clergé et de la bourgeoisie ,n’avoient plus été appelés dans cette forme depuis l’an-née x 536. A leur réunion dans la ville de Copenhague .les deux ordres inférieurs reprochèrent aux noblesd’avoir contribué aux maux et aux désordres de l’état
i Voyez tous ces differens traites de paix dans DuMokt, t. VIII,part. II, pag. l 5 , 21 , 29, 56 ; et l’Histoire des traités de paix,t.XUI.
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