1648- i 7 i3. 83
Une foule de partisans, et devint maître de la plusgrande partie du royaume. Les Transilvains le choi-sirent pour leur prince ; et les Etats d’Hongrie , con- i-o 4 .fédérés pour le rétablissement de leurs lois et cle leursimmunités, le déclarèrent leur duc et chef, en lui ad- 1705.joignant un sénat de vingt-ciuq personnes. Louis XIV lui envoya le marquis Desalleurs, pour le féliciter surson élévation, et le tzar Pierre-le-Grand lui offrit le l 7 ° 7 -trône de Pologne , pour l’opposer à Stanislas, protégéde Charles XII .
La maison d’Autriche , occupée par la succession Accomm'ode-d’Espagne, se vit long-temps dans l’impuissance de 'TndccVniens^réduire les Hongrois mécontens. Les tentatives réitéréesqu’elle fit pour en venir à un accommodement avec euxayant été infructueuses , la guerre fut continuée jus-qu’en 171 1 , où les Autrichiens, ayant eu la supé-riorité , forcèrent le prince Ragoczi à évacuer la Hon-grie et à se retirer sur la frontière de la Pologne ] . O *.rédigea alors des articles de pacification. L’empereurpromit une amnistie et la x-estitution générale des biensen faveur de tous ceux qui avoient été impliqués dansles troubles 11 prit l’engagement de garder inviolable-ment-les di'oits, libertés et immunités du royaumed’Hongrie et de la principauté de TransiWanie , de xxedonner qu’à des Hongrois les charges civiles et mili-tâmes, de maintenir les constitutions reçues dans leroyaume touchant la religion; et, quant aux axxtresgriefs'; tant politiques qu’ecclésiastiques , il consentit àce qu’ils fussent traités et discutés dans la prochainediète. Ces articles furent approuvés et signés par lamajeure partie des mécontens, qui prêtèrent ensuiteà l’empereur un nouveau sei’ment de fidélité. 11 11’yeut que le prince Ragoczi 2 et les principaux membresde son conseil , qui, ayant refusé d’adhéi'er à cesarticles , restèrent proscrits et leurs biens confisqués.