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Tome second.
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1713—1789. 99

ditions de la quadruple-alliance; mais il n’en fut pas îonoc. 1718,de même du roi d’Espagne . Ce prince, ayant persistédans son refus, la France et l’Angleterre lui déclarèrentla guerre. Les François firent une invasion dans les 1719.provinces de Guipuscoa et de Catalogne ; les 'Angloisenvaliirentla Galice, et s’emparèrent du port de Vigo.

Des mesures si vigoureuses ébranlèrent la fermeté du

roi d’Espagne ; il signa la quadruple-alliance, et éloigna 26 janvier 1720.

de sa cour le cardinal Albéroni, l’auteur des mesures

dont les puissances alliées avoient à se plaindre. Les

troupes espagnoles ayant depuis évacué la Sicile et la

Sardaigne, l’empereur prit possession de la Sicile , et

Victor-Amédée II, duc de Savoie, de la Sardaigne 1 .

La guerre sembloit alors terminée ; cependant la paix Congrèsn’étoit pas faite, et il restoit encore bien des difficultés <lè ( '" ul)lai ‘à aplanir entre l’empereur, le roi d’Espagne et le ducde Savoie. Pour y parvenir et pour arrê-Ler une paixdéfinitive entre ces trois puissances, on indiqua uncongrès à Cambrai . Ce congrès devoit s’ouvrir en 1721sous la médiation de la France et de l’Angleterre ; maisdes contestations qui s’élevèrent sur plusieurs des ar-ticles préliminaires, en retardèrent l’ouverture formellependant plusieurs années consécutives 2 . Il s’agissoitd’effectuer, avant tout, l’échange des actes de renon-ciation réciproque de l’empereur et du roi d’Espagne ,stipulée par le traité de la quadruple-alliance. L’empe-reur, qui avoit de la répugnance à abandonner sesprétentions à la monarchie espagnole, éleva des diffi-cultés sur la forme de ces renonciations. Il exigeoitque celle de Philippe Y sur les provinces d’Italie etdes Pays-Bas fût confirmée par les cortès d’Espagne .

i La prise de possession de la Sardaigne , par ce prince, est du8 août 1720. Après avoir ainsi acquis la royauté et doublé les re-venus et la puissance de son état, Victor-Amédée II prit, en 1730,le parti d’abdiquer la couronne en faveur de Charles-Emmanuel III ,son fils $ mais s’étant repenti depuis de sa démarche, et ayant faitdes tentatives pour remonter sur le trône, il fut arrêté par ordrede ce fils, et confiné au château de Moncalier où il termina sesjours eu 1752, âgé de soixante-six ans. Voyez Mémoire historiquedo l’abbé Roman, p. 259.

* Voyez Mémoires du congrès de Cambrai .