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Tome second.
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PÉRIODE VIII.

de Louis XV . Cet événement oceasiona la rupturedu congrès. Philippe V , cruellement offensé, rappelaaussitôt scs ministres de Cambrai . Le baron de Rip-perda 1 , qu'il avoit envoyé à la ccur impériale , ter-mina , par ses ordres, et au mépris de la médiationfrançoise, les différends qui subsistoient encore entreles deux cours. 11 en résulta un traité de paix particu-lier entre l’empereur et le roi d’Espagne , lequel futm avril 170.5. signé à Vienne .

Paix de Vienne Ce traité renouvela la renonciation de Philippe Vdo ij 2 j. aux provinces d’Italie et des Pays-Bas , ainsi que cellede l’empereur à l’Espagne et aux Indes. L’investitureéventuelle des duchés de Parme et de Plaisance et celle

Alliancede Vieillie.

du grand-duché de Toscane furent également confir-mées. La seule disposition nouvelle que présentoit ce trai-té , étoit la garantie dont se chargeoit le roi d’Espagne de la fameuse pragmatique sanction de l’empereurCharles VI , par laquelle ce prince assuroit à sa fillela succession de tous ses états. Ce fut principalementpar cette garantie que Philippe V parvint à se con-cilier la cour de Vienne 2 .

La paix de Vienne fut accompagnée d’une alliancedéfensive entre l’empereur et le roi d’Espagne . Elleportait, entre autres clauses , que l’empereur emploie-roit ses bons offices pour obtenir, en faveur du roi d’Es-pagne , la restitution de Gibraltar et de l’île de Mi-norque. Le roi d’Espagne , de son côté, accordoit aux

1 Ce fameux aventurier e'toit issu d’une famille noble de la pro-vince de Groningue. Nomme, eu 171.5., ambassadeur de Hollande a la cour de Madrid, il s’y insinua auprès du roi Philippe V quil’envoya , en 1724, a la cour de Vienne pour y traiter avec l’em-pereur Charles VI . De retour de cette cour, il fut élevé au rang deduc et de premier ministre d’Espagne . Disgracié pour ses impruden-ces et enfermé au château de Ségovie , il s’en c'vada en 1528 ; et,après avoir parcouru difTéreus pays , il passa à Maroc , ou , à ce qu'onprétend , il se fit mahométan, de même qu'il s’étoit fait catholiqueà Madrid . Forcé de quitter cette nouvelle retraite, il se rendit àTetuan ou il mourut en 1737. Voyez les Mémoires de l'abbé deMontgoüï , t. I et VU.

2 Dîjmouï, Corps dîpl.j loin. VIII, part. II, p. 106; et lesMémoires de l'abbé de Montgok.