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Tome second.
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i ~ i 5 —1789* 101

clause du traité qui le privoit de ses droits de supé-riorité sur Parme et Plaisance , donl il jouissoit depuisquelques siècles. Quant au grand-duc de Toscane ,Jean-Gaston, dernier prince de la maison deMédicis 1 ,il soutenoit que, son duché 11e relevant que de Dieu seul, il 11e pouvoit point admettre qu’il fût déclare fiefd’Empire, ni reconnoître pour, héritiers de ses étatsl'infant d’Espagne , au préjudice des droits de sa sœur,veuve de l’électeur palatin.

L’empereur Charles VI , sans s’arrêter à ces oppo-sitions, porta l’affaire des investitures à la diète deRatisbonue ; et, après en avoir obtenu le consentement,il fit expédier, en faveur de don Carlos et de ses héri-tiers. mâles, les lettres d’expectative et d’investitureéventuelle ordonnées par la quadruple-alliance. Ceslettres ayant été présentées au coDgrès, le roi d’Es-pagne refusa de les recevoir, en alléguant les protes-tations du pape et celles du grand-duc de Toscane . 11ne s’y prêta que moyennant un acte de garantie quelui délivrèrent les puissances médiatrices 2 .

Toutes ces difficultés ayant été aplanies et les pré-liminaires terminés, on en vint enfin à des conférencesréglées à Cambrai , pour la conclusion de la paix défi-nitive entre l’empereur, le roi d’Espagne et le duc deSavoie .

On croyoit déjà toucher au moment de la conclu-sion , lorsque des différends survenus entre les mi-nistres de l’empereur et ceux des puissances média-trices, oceasionèrent de nouveaux retards.

Sur ces entrefaites le duc de Bourbon, qui venoit deremplacer, dans le ministère 3 , le duc d’Orléans, ren-voya en Espagne l’infante Marie, fille de Philippe V ,qu’on élevoit à la cour de France comme future épouse

1 Jean-Gaston, en succédant, en 1723, à son père Cosnte ID»ètnit âgé de cinquante-deux ans, et ne vivoit point avec sou e’pouse

qui étoii une princesse de Saxe-Latienbourg.

3 Dumont, Corps dipl., t. VIII, part, tl, p. i 52.

S Le ministère du duc de Bourbon dura depuis 172/’ jusqu’en‘,726, oit le cardinal de Fleury entra dans le ministère et y resta jus-qu’à sa mort, rn iji 5 .

avril 1724,

Rupturedu cougrèsde Cambrai .

5 avril 1725.