io 4 PÉRIODE VIII.
qu’ou tiendrait un nouveau congrès général à Aix-la-Chapelle '.
Ce congrès, transféré d'abord à Cambrai , et de làà Soissons , s’ouvrit dans cette dernière ville. On yvit paroître les ambassadeurs de presque toutes lespuissances de l'Europe ; et l’on espérait, avec d’autantplus de raison, une heureuse issue du congrès, quela plupart des difficultés qui avoient embarrassé celuide Cambrai , se trou voient aplanies par la paix deVienne , et qu’il ne' s’agissoit plus que de terminer l’af-faire de la succession de Parme et de Toscane . Cepen-dant l’empereur ayant exigé qu’on adoptât la pragma-tique sanction autrichienne pour base des arrangemensqui dévoient consolider la paix à Soissons , cet inci-dent devint le sujet de nouvelles contestations. Le car-dinal de ITeury, qui tenoit alors le rang de premierministre eu France , s étant opposé, de toutes sesforces, à cette prétention delà cour de Vienne , l’em-pereur se rendit, à sou tour, difficile sur les objetsqui dévoient se négocier à Soissons . C'est ce qui fîtnaître au cardinal l’idée de se rapprocher de la courde Madrid , et d’en ta meÿ avec elle une négociation se-crète, dans laquelle il trouva aussi moyen d’entraînerl’Angleterre.
faix (te Séville . U en résulta un traité de paix , d'union et d’alliance<j liov. 1729. défensive , qui fut signé à Séville entre la France, l'Es-pagne et l’Angleterre. Ces puissances se chargèrent dela garantie de la succession de Parme et de Toscane en laveur de l’infant don Carlos ; et, pour assurer l’effetde cette garantie, elles arrêtèrent de substituer sixmille hommes de troupes espagnoles aux garnisonssuisses que la quadruple-alliance avoit désignées 2.Les Hollandois accédèrent à ce traité , moyennant1’engagement que prirent les puissances contractantesîle leur procurer une entière satisfaction à l’égard deviï la compagnie d'Ostende .
1 Humonï , 1 . VIf.î, part. TT , p. i ib.
a Dumovp, tom. \IU, ptirull, p:»g. îotfj il K’? yiJmoiu'S dû.AIüNtgok 1. Vil.