7 due. 1714.
1717.
106‘ PÉRIODE VIII.
laquelle l'empereur Charles YI fui aussi impliqué.Les Turcs désiroient de reprendre, la Morée qu’ilsavoient été forcés d’abandonner aux Vénitiens par lapaix de Carlowitz. Au lieu d’attaquer cette républiquependant que l’empereur , occupé par la guerre deFrance , étoit hors d’état de la secourir, ils attendirentla conclusion des traités d’Utreclit, de Rasladt et deBade, pour lui déclarer la guerre. Les prétextes dontla Porte usa pour colorer cette rupture étoient extrê-mement frivoles ; mais elle n’ignoroit pas que les Véni-tiens , livrés à la plus parfaite sécurité , depuis la paixde Carlowitz, avoient négligé de relever les fortifica-tions des places ruinées pendant la guerre, et qu’il luiseroit facile d’en entreprendre de nouveau la conquête.
En effet, le grand-vizir ne reconquit pas seulementla Morée pendant le cours de la campagne de 17x6 ;il dépouilla aussi les Vénitiens des places qu’ils tcnoieulencore dans l'île de Candie, et vint, au commence-ment de la campagne suivante, mettre le siège devantla ville de Corfou. L’empereur Charles VI , en sa qua-lité de garant de la paix da Carlowitz, crut alors de-voir prendre la défense de la république; il déclara laguerre à la Porte, et son exemple fut suivi par le papeet par le roi d’Espagne , qui joignirent leurs vaisseauxà ceux des Vénitiens. Les Turcs furent vaincus dansplusieurs combats maritimes, et forcés de lever le siègede Corfou , après y avoir sacrifié beaucoup de monde.
Les campagnes de Hongrie de 17 16 et 1717, furenttrès-glorieuses pour les armes de l’empereur. F 11e vic-toire brillante que le prince Eugène remporta sur legrand-vizir auprès de Peterwaradin , lui facilita lemoyen d’iuvcstirTemcswar.Il emporta cette place aprèsun siège de deux mois, et acheva ainsi la conquête dela Hongrie . Ce grand capitaine, pour couronner sonouvrage , entreprit ensuite le siège de la ville de Bel-grade , regardée par les Turcs comme le principalboulevard de leur empire. Le grand-vizir marcha au "secours de cette place, à la tête d’une armée formidable.