I2t) PÉRIODE VIII.
d’avoir violé le territoire françois et accordé retraite
sur le leur aux troupes ennemies, après la bataille de
Fontenoj.
dévolution Cette invasion répandit la terreur dans la provincede la Hollande. ( j e Glande, qui se voyoit ainsi privée de sa barrière,et exposée aux insultes des François. Les partisans duprince d’Orange profitèrent de la circonstance pourrétablir le stadlioudérat. Cette dignité, de même quecelles de capitaine et d’amiral-général de la république,étoient demeurées vacantes depuis la mort de Guil-laume III. Guillaume IV, prince de Nassau Dietz ,quoiqu’il fût l'héritier testamentaire de ce prince, neconserva que le stadlioudérat de Frise. Il y joignit en-1718 et 1722. suite celui des provinces de Groningue et de Gueldre ;
mais les efforts qu’il fit pour rentrer dans les autrescharges et dignités des anciens princes d’Orange furentinfructueux. Les quatre provinces d’Hollande , de Zé-lande , d’Utrecht et d’Oberyssel, persistèrent dans leurgouvernement libre, et refusèrent même au prince lacharge de général d’infanterie qu’il avoit demandée.En attaquant la Flandre hollandoise, la France secondal’élévation du prince. Un cri général s’éleva en sa fa-veur dans les provinces qui étoient sans stadhouder.Le peuple des différentes villes et provinces se soulevasuccessivement, et força les magistrats à proclamerGuillaumelY en qualité de stadhouder et de capitaine-général. Cette révolution se passa sans troubles et sansobstacle de la part de ceux qui avoient intérêt à s’yopposer, mais que la crainte força de condescendre àla volonté du peuple. On alla jusqu’à déclarer le stad-houdérat, ainsi que les charges de capitaine et d’amiral-général de l’union, héréditaires pour tous les descen-dans mâles et femelles du prince; ce qui n’avoit jamaiseu lieu depuis la fondation de la république.
Progrès Le changement arrivé dans le stadlioudérat n’em-des franc ois. p£ c } ia cependant pas les François de faire de nouveauxprogrès. Ils n’eurent pas plus tôt achevé la conquête de' la Flandre hollandoise, qu’ils attaquèrent la ville deMastricht. Le duc de Cumberland s’étant approché