1713 — 1781J. 127
avec l’armée des alliés pour couvrir cette place, il yeut, auprès de Lawfeld, une sanglante bataille que 2 juillet 1747.gagnèrent encore les François, commandés par lemaréchal de Saxe. La forteresse de Berg-op-Zoom ,qu’on avoit jugée imprenable par sa situation et par lesmarais qui l’environneut , fut emportée d’assaut par lecomte de Lœwendal, après deux mois de tranchéeouverte.
Quelque brillans que fussent les succès des Fran- Arrivéecois sur le continent, ils échouèrent dans presque <les Ilui5cs -toutes leurs entreprises maritimes. Les Anglois leurenlevèrent Louisbourg et le cap Breton , en Amé-rique , et achevèrent de détruire la marine françoisequi avoit été négligée sous le ministère du ; cardinal deFleury. Toutes les puissances belligérantes sentantenfin le besoin de la paix , deux événements contri-buèrent à l’acccélérer. L’impératrice de Russie , enconséquence des engagemens qu’elle avoit pris avec lescours deVienne et de Londres , par des traités 1 conclusen 1746 et 1 , envoya le prince de Repnin sur » 7 - 48 .le Rhin , à la tête d’uue armée de trente mille hommes.
Dans le même temps, le maréchal de Saxe entrepritle siège de Maastricht en présence d’une armée enne-mie lorte de quatre-vingt mille hommes. Cette villeprise , toute la Hollande auroit été ouverte aux Fran-çois , et la république menacée des plus grands dé-sastres.
Les préliminaires de la paix furent donc signés à Faix <!’Ail-Aix-la-Chapelle , et suivis de la paix définitive 3 .
Tous les traités antérieurs , depuis celui de West- i-j’iii.plialie , y furent renouvelés. On se rendit de part etd’autre toutes les conquêtes, faites pendant la guerretant en Europe qu’aux Indes orientales et occidentales,et, en considération des restitutions importantes quefaisoit la France sur le continent, on céda à don Phi-lippe , frère de don Carlos et gendre de Louis XV , les
1 Rousset , t. XIV , p. 46 o. Wenck , t. II, p. î 44 .
* Voyez les Acta paris Aquisgranensis dans Wenck , tom, II,pag. 3 io.