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mit tout en œuvre pour obtenir l’entière suppressionde la société. Il y réussit au moyen (les négociationsqu’il entama avec plusieurs cours catholiques. Enb rance , la société fut dissoute en vertu d’arrêts rendussuccessivement par les cours de parlemens. Celui deParis en donna l’exemple. Louis XV ordonna, parUne déclaration, que la société n’auroit plus lieu dansle royaume. La cour de Madrid , où elle avoit deuxpuissans ennemis dans le ministère, les comtes d’A-randa et de Campomanès , enjoignit par une pragma-tique à tous les Jésuites de sortir des terres de la domi-nation espagnole , et prononça en même temps laconfiscation de leurs biens. Ils furent chassés duroyaume de Naples. [Clément XIII , auprès duquel lesBourbons, excités par les philosophes, sollicitèrent lasuppression de l’ordre, résista à toutes les instances,quoique Avignon etBénévent fussent séquestrés pour l’yforcer.] Enfin cet ordre fut entièrement supprimé parun bref du pape Clément XIV *.
La paix d’Aix-la-Chapelle n’avoit rétabli que foible-meut la bonne intelligence entre la France et l’Angle-terre. Une rivalité ombrageuse divisoitles deux nations;elle servit à entretenir et à multiplier entre elles lessujets de discordé. L’activité, d’ailleurs, qu’on mettoit
6 août 1762.1764.
1767.
1 A !a mort du roi Joseph I , arrivée en 1777 , et lors de Pavé-nrment de ia reine Marie , sa fille p les grands du Portugal se ven-gèreut des humiliations .que le marquis de Pombal leur avoit faitéprouver. Ce ministre fut obligé de donner sa démission $ et tousles seigneurs qu’il avoit (ait enfermer furent mis en liberté. On or-donna la révision du procès du duc d’Aveiro et de ses complices.Une scutenee, rendue le 3 avril 1^81 , déclara innocentes toutes lespersonnes, tant mortes que vivantes, qui avoient été détenues dansles cachots. Plusieurs autres actes du ministère de Carvaiho furentrévoqués. Les ex-Jésniles cependant échouèrent dans les tentativesqu’ils firent, pour taire réformer l arrêt de leur proscription. Lesouvrages qui ont paru sur l'administration du marquis de Poinbal,se ressentent , pour la plupart, de l’esprit de partialité qui les adictés. Le jugement le plus équitable sur ce ministre se trouve dansles Lettres écrites de Portugal, qui ont paru à Paris , en 1780, etqu’on a réimprimées à la suite du Voyage à Lisbonne , publié aP-n is, en 1798. Vove/. aussi le Voyçige du duc Du Châtelet enPortugal , publié par M. Bourcoing, au t. Ii ; p. i 4 o et suiv.