l4o PÉRIODE vm.
janvier 1750. elle s’adressa à ce dernier prince, et conclut avec lui,à Westminster, un traité qui tendoit principalement àempêcher que des troupes étrangères n’entrassent enEmpire durant la guerre entre la France et l’Angle-terre 1 . A ce traité la France opposa l’alliance qu’elleici-mai 1756. conclut avec l’Autriche à Versailles , par laquelle lesdeux puissances , en se garantissant, de part et d’autre,leurs possessions en Europe , se promirent un secoursréciproque de vingt-quatre mille hommes en cas d’at-taque. On excepta du casas fœcleris les différends quiparlageoient alors la France et la Grande-Bretagne 2 .
[L’alliance de 17 56 a été diversement jugée par leshommes d’état ; la plupart l’ont condamnée. Son butétoit, de la part de la France , de se prémunir contretoute attaque sur le continent, afin de pouvoir dirigertoutes ses forces contre la rivale de sa marine; maisl’expérience a prouvé que, sans s’assurer ce but, laFrance fut obligée dès-lors à prendre part à toutes lesbrouilleries du continent, quelqu'étrangères qu’ellesfussent à sa polilique. Il étoit aussi contraire à ses in-térêts de vouloir délivrer l’Autriche des embarras quelui causoit l’opposition de la Prusse. Si ce projet avoitréussi, la puissance de l’Autriche seroit devenue pré-pondérante en Allemagne , à un point qui auroit forcéla France de tourner contre elle ses armes.]
Guerre Pendant que les François balançoient encore sur lede sept ans. p ai .p; q U ’jl leur convenoit de prendre relativement àaoût 1756. l’électorat d’Hanovre , le roi de Prusse fit une invasionen Saxe . Eu se portant à cette démarche, il publia unmanifeste, tendant à prouver, par les dépêches destrois cours de Vienne, de Dresde et de Pétersbourg,qu’il subsistoit un concert entre elles pour l’attaquer,et que la prudence exigeoit qu’il les prévînt 5 .
i Jkîkissoîï , Recueil des traités, tom. lit, p. 54, et VVenck,t. ni, p* & 4 .
a WEKCK,t. îtl. p. l 4 l.
s Ployez le memobe roi dans Uerzbeug , Recueil de déduc-tions t lorn. T , paÿ. 1. Vc ministre, dans un mémoire qu’il Ii\t àl'academie de .Ijerlin > en 1787, soutint que les projets des trois