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Tome second.
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1713 — ï ySg-

moment avec cette puissance. D’un autre côte l’Au-triche étoit devenue étrangère à la Grande-Bretagnepar les traités de 1766 et 1758. Ainsi la Hollande et lePortugal furent les seuls états avec lesquels le cabinetanglois conserva des liaisons étroites. ]

L’empire du Grand-Mogol aux Indes étoit tombé S " s uen décadence au commencement du dix-huitièmesiècle. Les vice-rois, appelés soubabs , et lés nababsou gouverneurs particuliers de l’empire, devenus in-dépendans, s’arrogeoient des droits royaux dans lesterres de leur dépendance ; et l’empereur mogol, réduità peu près à la ville de Delhi , sa capitale , ne conser-voit plus qu’une ombre de souveraineté par des di-plômes d’investiture qu’il accordoit aux princes usur-pateurs , et par des monnoies qui se frappoient enson nom. Toutes les fois que des différends survenoiententre ces princes , on les voyoit recourir aux nationseuropéennes , qui avoientdes établissemens aux Indes,et qui, de l’agrément du Grand-Mogol, y avoient cons-truit des forts. où ils entretenoient des troupes pourla protection de leur commerce. Il sulfisoit que lesFrançois embrassassent le parti de quelque nabab,pour engager les Anglois à épouser la querelle de sonadversaire ; et les deux nations , dans le temps memequ’elles cullivoient entre elles la paix en Europe , sefaisoient souvent la guerre aux Indes par les secoursqu’elles fournissoient aux princes indiens, leurs alliésrespectifs. Le succès fut long-temps balancé.de partet d’autre, et ce ne fut que pendant la guerre de 17 55 .et au moyen des victoires et des conquêtes du fameuxlord Clive, que l’Angleterre prit un ascendant décisifsur les François dans cette partie du monde.

Surajah-Dowlah , soubab du Bengale , excité, à cequ’on croit, par les François, s’étoit emparé de Cal- » 7 5 ®-cutta, principal établissement des Anglois sur le Gange .

Le traitement cruel qu’il fit éprouver à la garnisonangloise, qu’il avoit fait prisonnière de guerre, excitale ressentiment de cette nation. Pour s’en venger, lecolonel Clive, soutenu par l’amiral Watson , reprit janvier 1757.