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Tome second.
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l 5 o PÉRIODE VIII.

aucun cas , le royaume des Deux-Siciles ne pourraitêtre réuni à la monarchie espagnole L Ce règlementdu nouveau roi d’Espagne s’accordoit parfaitementavec les dispositions de l’article 7 du traité de paix deVienne, de 1768, qui assurait leroyaume des Deux-Si-ciles à ce prince et à ses descendans mâles et femelles, et,à leur défaut, à ses frères puînés du second lit de Phi-lippe V , et à leurs descendans des deux sexes.

Conventions sur Le roi de Sardaigne continuoit cependant à làirele Plaisantin. va i 0 ; r son j ro jt <j e réversion sur la partie du Plaisantinjusqu’à la Nura , que l’article 4 du traité des prélimi-naires d’Aix-la-Chapelle lui avoit assuré pour le casoù don Carlos passerait du royaume des Deux-Siciles à la couronne d’Espagne . La cour de France, voulantconserver cette possession à l’infant don Philippe, etempêcher que la tranquillité de l’Italie ne fut troubléepar les prétentions du roi de Sardaigne , prit l’enga-gement envers ce prince de lui procurer un équivalentdont il aurait lieu d’être satisfait. Cet équivalent fut10juiu 1765. régie par une convention, conclue à Paris , entre laFrance, l’Espagne et le rai de Sardaigne . Ce dernierconsentit à restreindre son droit de réversion aux deuxcas spécifiés dans l’article 7 du traité définitif d’Aix-la-Chapelle; savoir : i.° celui où les descendans mâlesde don Philippe viendraient à manquer; 2.“ celui oùce prince ou l’un de ses descendans seraient appelés,soit au trône d’Esnagne, soit à celui des Deux-Siciles ;et, en attendant que l’un ou l’autre de ces deux casde réversion arrive , les couronnes de France etd’Espagne s’engagent à faire jouir le raide Sardaigne de ja même quantité de revenu annuel que lui rappor-terait , déduction faite des frais d’administration , lapartie du Plaisantin jusqu’à, la Nura , s’il en avoit lapossession actuelle. A cet effet la France se chargea,par une convention particulière qui fut signée à Paris le même jour que la précédente, de payer, en douzetermes , au roi de Sardaigne la somme de huit millions

1 Wexck, t. lit, j>. 212.

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