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Intercessiondes puissancesétrangères.
160 PÉRIODE VIII.
fait des progrès considérables dans le cours du seizièmesiècle, et principalement sous le règne du roi Sigis-mond-Auguste. Les nobles, attachés à ce culte, avoientobtenu, à la diète de Wilna , convoquée par ce prince,le droit de jouir, de même que les Grecs, de toutes lesprérogatives de la noblesse et d'être admis, sans distinc-tion, tant aux assemblées de la diète qu’aux charges et di-gnités de la république. Aussi la liberté du culte et lapaixpubliqueleur avoientété garanties , de la manière laplus solennelle , tant par les actes de confédération etles pacta conventa des rois, que par les constitutionsdu royaume. Les catholiques étant, depuis, devenusles plus forts, leur zèle, animé par le clergé romain et parles Jésuites , les porta à persécuter ceux qu’ils traitoientd’hétérodoxes. On parvint à restreindre, de différentesmanières, la liberté de leur culte, particulièrementdans la diète de 1717 , et on finit par les exclure, danscelles de 1733 et 1756, des places de nonces , de l’en-trée aux tribunaux, et généralement de toutes les char-ges, en leur conservant seulement la paix, selon lesanciennes lois.
Les dissidens profitèrent de l’influence que l’impé-ratrice de Russie s’étoit ménagée dans les affaires dePologne , pour obtenir par sa protection le redresse-ment de leurs griefs. Cette princesse interposa plusparticulièrement ses bons offices en faveur des Grecs ,fondée sur l’art. 9 de la paix de Moscou 1 , de 1686 ,entre la Russie et la Pologne , tandis que les cours deBerlin, de Stockholm, de Londres et de Copenhague ,en leur qualité de garans de la paix d’Oliva, faisoientvaloir l’art. 2 de ce traité 2 pour soutenir la cause desdissidens protestans 3 . Loin de déférer à une interces-sion aussi puissante, la diète de Varsovie de l’année