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membres du parli opposé des principaux emplois. Il yavoil alors lieu de croire que la France , par suite deses liaisons avec la Porte , ne négligeroit rien pour sou-lever la .Suède contre la Russie , et que tel étoit l’objetde la mission de M. de Vergennes , qui de la courottomane passa à celle de Stockholm. La Russie devoit 1 77 ’-*donc mettre tout en œuvre pour relever le crédit etl’influence des Bonnets , afin de maintenir la paix avecla Suède . Elle fut aidée dans ses efforts par la courde Londres , qui, outre qu’elle se plaisoit à seconderles intérêts de la Russie , ne demandoit pas mieux quede traverser la France dans la marche de sa politique.
La mort du roi Adolphe-Frédéric , arrivée sur ces , Avènement
, r -, •, 1 1 , iv . • i de Gustave 111.
entremîtes, ouvrit un nouveau champ a 1 intrigue dans 12 Kvrierla diète qui fut indiquée à l'occasion de l’avénementde Gustave III , son fils et successeur. Ce jeune princes’entremit d’abord entre les deux partis pour tâcherde les concilier ; mais il y réussit si peu que les animo-sités 11e firent qu’augmenter, et que les Bonnets, sou-tenus par la Russie et l’Angleterre, parvinrent à fairearrêter l’expulsion totale des Chapeaux , tant du sénatque des autres places et dignités du royaume. La li-cence devînt dès-lors extrême; et, quelque restreintque fût déjà le pouvoir royal , d’après l’assurancedonnée par le roi Adolphe-Frédéric , on exigea denouvelles restrictions dans celle qu’on fit signer à sonsuccesseur ». Des traités , projetés avec la Russie etavec l’Angleterre, dévoient être le résultat du systèmesuivi par ia fiction qui venoit de s’emparer de tous lesprincipaux pouvoirs.
Dans cet état de choses, le jeune roi crut devoir Ce prince.tenter un changement dans la forme du gouvernement. ^fônnTdu'*Sa douceur , son éloquence , ses manières aisées et gonvenicmmupopulaires, lui avoient gagné nombre de partisans. Ilpossédait, dans un degré éminent, l’art de feindre ;et, pendant qu'il disposoit tout pour faire une révo-
1 I.es nvlicles principaux (le celle dernière assurance sont r;i ji ■portés par Williams, Histoire des gauvernemens du Nord, l. II,p. 2.46.