J 36 PÉRIODE VIII.
peu pacifiques de l’empereur, qui penchoit pour lacontinuation de la guerre Enfin ce fut la puissanteintervention des cours de Versailles et de Saint-Péters-bourg , qui accéléra le retour de la paix.
Intervention La France, obligée, aux termes de son alliance avecl’Autriche , de fournir des secours à l’impératrice-reine,'ne pouvoit, dans le cas présent, allier cet engagementavec l’intérêt de sa couronne ni avec les obligationsque le traité de Westphalie lui imposoit à l’égard ducorps germanique. La guerre d’ailleurs qui venoit d’é-clater entre elle et l’Angleterre à l’occasion de sonalliance avec les Etats-Unis d’Amérique , lui faisoitdésirer le rétablissement de la paix continentale, pouréviter tout ce qui pouvoit servir à faire diversion à sesforces maritimes. L’impératrice de Russie crut aussi sagloire intéressée à ne pas rester spectatrice tranquilled’une lutte qui, si elle se prolongeoit, pouvoit mettretoute l’Europe en combustion. Cette princesse déclaraà la cour de Vienne qu’en conséquence des liaisonsd’amitié et d’alliance qui subsistoient entre elle et lacour de Berlin , elle se verroit dans Te cas de joindreses troupes à celles du roi de Prusse, si la guerre devoitcontinuer ; mais qu’avant d’en venir à cette extrémitéelle interposerait ses bons offices, conjointement avecla France , pour terminer à l’amiable le différend ac-tuel.
Congrès La médiation des deux cours ayant été acceptée par
Je Teschen. ] es puissances belligérantes, on indiqua à Teschen ,dans la Silésie autrichienne, un congrès dont l’ouver-ture eut lieu au mois de mars de l’année 1779. L’im-pératrice de Russie , pour donner plus de poids à sonintervention, fit marcher sur la frontière un corps detroupes destiné à qgir au gré du roi de Prusse, et commetroupes auxiliaires, en cas que la guerre vînt à se re-nouveler. Le prince Repnin, qui commandoit ce corps,déploya en même temps la qualité d’ambassadeur ex-
1 Recueil de Herzberg , tom. Il, p. iôijel suiv. Mémoires duroi de Vrusse, p. 245—248.