1713 — 1789. 187
traordinaire au congrès. La France y envoya le baronde Breteuil, son ambassadeur à la cour de Vienne .
Tout ayant été préparé d’avance, et les principalesdifficultés aplanies, on parvint, en moins de deux mois,à eigner la paix *. mai 1 779-
Ce traité annula la convention du 3 janvier, faite Paix deTescheu,entre la cour de Vienne et l’électeur palatin; il ordonnala restitution de tout ce que l’Autriche avoit occupédans la Bavière , à l’exception des lieux et districts si-tués entre le Danube, l’Inn et la Salza, qui lui furentCédés pour toutes ses prétentions à la succession deBavière , auxquelles elle renonça dans la forme la plusauthentique. Les fiefs d’Empire, qui avoient été con-férés séparément à la branche de Bavière , furent assu-rés, par ce traité, à l’électeur palatin et à toute lamaison palatine, de même que ceux situés dans leHaut-Palatinat et relevant de la couronne de Bohême.
L’électeur palatin s’engagea à payer à l’électeur deSaxe, pour ses droits à la succession allodiale, la sommede six millions de florins, argent d’Empire, et 1 impé-ratrice-reine abandonna au même prince les droits dela couronne de Bohème sur différentes seigneuries en-clavées dans la Saxe , et possédées par les comtes deSchoenbourg.
La branche palatine de Birkenfeld , à laquelle, commeissue d’un mariage inégal, on avoit contesté le droit desuccession dans les états palatins, fut déclarée habile àsuccéder dans tous les états et possessions de la maisonde Wittelsbach , compris dans les pactes de famille decette maison.
Les traités existant entre la cour de Vienne et le roide Prusse, ceux de Westphalie, de Ëreslau, de Berlin et de Dresde , furent renouvelés et confirmés ; et l’onreconnut formellement à la branche royale de Prussele droit de réunir à la primogéniture de l’électorat deBrandebourg les margraviats de Bayreuth et d’Anspach,en cas d’extinction de la ligne qui les possédoit alors;
1 Poyez les Mémoires du roi de Prusse.