igo période vnl.
colonies augmentoient en forces , en population et enrichesses.
Une considération cependant, Lien propre à les re-tenir , étoit la protection que l’Angleterre leur accor-doit contre des -voisins puissans , les François duCanada, les Espagnols de la Floride , et les sauvagesde l’Ouest. Les Canadiens , surtout, étoient, pour laNouvelle - Angleterre , des voisins hardis et entrepre-nans, qui leur rendoient indispensables l’assistance etla protection de la mère-patrie. La face des affaireschangea à l’époque de la paix de Paris de 1765. L’An-gleterre , en se faisant céder le Canada et la Floride jrompit le nœud principal qui attachoit les colonies àson gouvernement. Délivrés alors de la crainte desFrançois, et n’ayant plus besoin des secours de la mé-tropole pour se garantir de leurs attaques, les Améri-cains songèrent aux moyens de s’affranchir de la domi-nation britannique.
Les troubles éclatèrent, pour la première fois, bl’occasion des tentatives que fit le parlement de laGrande-Bretagne , pour introduire des taxes en Amé-rique . La dette nationale de l'Angleterre s’étant accrueconsidérablement pendant la guerre précédente, leparlement se crut fondé à obliger les colonies de four-nir leur quote-part pour la liquidation de cette dette,contractée , en grande partie , pour les intérêts del’Amérique .
Acte du timbre. Le parlement passa un acte d’après lequel tous lescontrats, dans les colonies américaines, dévoient êtrerédigés sur papier timbré , et la taxe du timbre se ré-gler selon les différens objets qui feroient la matièredes contrats. Lorsque cet acte, ayant obtenu force deloi par la sanction du roi, parut en Amérique , il ycausa un soulèvement général. Le peuple se porta àtoutes sortes d’excès et de violences contre les officiersdu roi. Les cours de justice furent fermées, et les co-lonies commencèrent à former des associations entreelles. Elles contestoient au parlement britannique ledroit de les imposer ^ par le motif qu’elles n’y a voient.