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Tome second.
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1713 — 1789- îgi

pas de représentons, et que c’e'toil un droit constitu-tionnel de tout Anglois de ne pouvoir être taxé quepar ses représentans. En attaquant ainsi la suprématieet le pouvoir législatif du parlement sur les colonies ,elles s’interdirent tout commerce avec la métropole,tout achat de marchandises importées des troisroyaumes.

Le parlement eut la foiblesse de révoquer l’acte dutimbre , en publiant, cependant un acte déclaratoire ,qui portoit « que les colonies étoient de droit subor-données et dépendantes de la couronne et du parle-ment de la Grande-Bretagne , en qui résidoient l’au-torité et la pleine puissance de faire des lois et desstatuts obligatoires pour les colonies, dans tous les caspossibles. » Onenjoignoit par cet acte, aux assembléesprovinciales de recevoir, dans leurs villes, les troupesbritanniques qu’il plairait à la métropole d’y envoyer,et de leur fournir du bois et de la bière. Loin d’a-paiser les troubles, ce nouvel acte ne servit au contraireu’à les exciter davantage. Les Américains le traitèrente tyrannique , et comme 11e tendant à rien moinsqu’à détruire tous les fondcmens de la liberté , et àétablir une domination absolue et despotique.

Le ministère britannique foiblit encore; il aban- Im P otsul '^ ltl ^donna tout projet de taxe à lever dans l’intérieur dupays , pour se borner uniquement à des taxes ouimpôts extérieurs. A l’acte du timbre, il en substituaun autre qui établissoit des droits sur le thé, les papiers 17^7*peints , le carton , le plomb , les couleurs et le verre ,expQrtés d’Angleterre aux colonies. Cet acte ne fut pasmieux accueilli que les précédens. L’assemblée de Mas-sachuset, qui s’étoit formée à Boston , adressa deslettres circulaires à toutes les colonies, pour lesexhorter à agir de concert, afin de soutenir leurs droitscontre la métropole. La mesure que quelques coloniesseulement avoient d’abord prise, de s’interdire l’usagedes objets manufacturés dans la Grande-Bretagne , futrendue commune à toutes les colonies, et les négociansaméricains contremandèrent généralement les mar-

Acte

déclaratoire#

1766.